Pierre Alain Schnegg est réélu, Patrick Tobler suit les traces de son père, Marie Moeschler fait son entrée au Grand Conseil. La Matinale dresse un panorama des résultats et des perspectives pour la région et la représentation francophone dans le canton de Berne.
Et c’est reparti pour Pierre Alain Schnegg. L’UDC de Champoz a été réélu hier au Conseil-exécutif pour un nouveau mandat, arrivant à la cinquième place avec plus de 108’000 voix. Face au socialiste Hervé Gullotti et au PEV Tom Gerber, il souligne dans La Matinale ce lundi que son expérience et les projets menés avec son équipe ont convaincu les électeurs. « Nous avons pu mener à bien de nombreux projets, parfois difficiles, et la population soutient les réformes mises en place », explique-t-il. Responsable de la santé, des affaires sociales et de l’intégration, Pierre Alain Schnegg reste ouvert à un changement de direction, mais se dit pleinement satisfait de son portefeuille actuel.
Pierre Alain Schnegg : « C'est avec plaisir que je continuerai encore quatre ans dans ma direction »
Patrick Tobler sur les traces de son père
Patrick Tobler, président de l’UDC du Jura bernois, a, quant à lui, été élu au Grand Conseil bernois, reprenant symboliquement le siège de son père Marc Tobler, qui a quitté le parlement à la suite du transfert de Moutier dans le Jura en janvier dernier. La campagne, dit-il avec émotion, a été le fruit d’un engagement de longue date pour la région et d’une volonté de défendre les droits de la population francophone dans un canton majoritairement alémanique. « C’est un honneur de représenter la population du Jura bernois à Berne. Cela demande de l’engagement, mais il y a aussi de la reconnaissance derrière », confie l’habitant de Crémines. Il met en avant l’importance de la collaboration, tant avec les élus du Jura bernois qu’avec les collègues alémaniques, et prévoit de se concentrer sur l’agriculture, l’économie et la sécurité durant cette législature.
Marie Moeschler, la voix des francophones
Enfin, Marie Moeschler, nouvelle venue au Grand Conseil pour le parti socialiste, représente une avancée pour les francophones du canton. Avec un siège supplémentaire pour le cercle électoral Bienne-Seeland, l’avocate biennoise entend défendre sa ville et sa région tout en s’adaptant aux nouvelles dynamiques parlementaires. « Ce qui est très important pour moi, c’est d’être une nouvelle lobbyiste pour notre communauté », explique-t-elle. Consciente d’évoluer dans un hémicycle où le français est minoritaire, elle se montre prête au dialogue et à l’apprentissage pour favoriser la cohésion avec la majorité alémanique. /ddc




