Dans un contexte économique mondial incertain, la banque basée à Courtelary poursuit sa stratégie d’ancrage local. Le sous-directeur, Cyril Erard est l’invité de chronique économique.
La Clientis Caisse d’Epargne Courtelary est présente dans une bonne partie de la région, que ce soit à Sonceboz, Tramelan, St-Imier ou encore La Chaux-de-Fonds. Mi-août, la banque régionale a annoncé des résultats qu’elle qualifie de «réjouissants» pour le premier semestre 2025 avec un produit net de l’activité bancaire qui s’établit à 6,147 millions de francs. Ce dernier est toutefois en retrait par rapport à l’exercice précédent. Cela n’empêche toutefois pas la banque «d’entrevoir l’année 2025 avec positivité et enthousiasme», peut-on lire dans le communiqué de presse.
Des turbulences, mais pas de décrochage
Le contexte économique mondial incertain tente néanmoins de semer le trouble. Droits de douanes américains, guerres en Ukraine et au Proche-Orient, vigueur du franc suisse sont autant de facteurs qui influent sur le milieu bancaire. «Bien que la Clientis soit une banque qui fonctionne un peu en vase clos, cela ne l’empêche pas d’être interconnectée à la situation géopolitique et de connaître des turbulences», confie Cyril Erard, sous-directeur de la banque et responsable financier.
La banque créée en 1829 à l’initiative d’un pasteur de Corgémont a vécu de nombreux bouleversements tout au long de son histoire bientôt bicentenaire et la phase actuelle ne devrait pas la déstabiliser rassure le sous-directeur, «notre structure régionale s’efforce de comprendre ce qui se passe et de s'adapter pour préserver l'économie locale», insiste-t-il. La banque créée en 1829 à l’initiative d’un pasteur de Corgémont a vécu de nombreux bouleversements tout au long de son histoire bientôt bicentenaire et la phase actuelle ne devrait pas la déstabiliser rassure le sous-directeur, «notre structure régionale s’efforce de comprendre ce qui se passe et de s'adapter pour préserver l'économie locale», insiste-t-il.
Cap sur la numérisation
Parmi les grands projets qui devraient occuper la Clientis ces prochains mois, on retrouve la numérisation. «Nous suivons une méthode d'évolution. On développe notamment notre e-banking qui sortira à partir de juin prochain», précise Cyril Erard. Les équipes s’emploient aussi à investir dans les applications mobiles et la numérisation des documents. L'intelligence artificielle s’impose également comme une thématique à appréhender et maîtriser avant d’être introduite dans les outils de la Clientis. /vfe




