En Boite : Tavapan souffle ses 90 bougies

Au cours des neuf dernières décennies, l’entreprise installée à Tavannes a connu de nombreux bouleversements. Désormais, elle poursuit son développement le plus localement possible.

La célébration du jubilé de Tavapan s’est déroulée le 12 septembre. Crédit : Tavapan La célébration du jubilé de Tavapan s’est déroulée le 12 septembre. Crédit : Tavapan

« Là où l’importation s’arrête, nous on commence », résume Walter Zürcher, directeur de Tavapan. Cette phrase décrit à elle seule le rôle de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de panneaux bois.

Si tout a commencé avec une activité de scierie, des éléments acoustiques, isolants ou encore design ont fait évoluer la production dorénavant industrielle et personnalisée. « On travaille beaucoup pour l'horlogerie, mais également pour des écoles, des salles de sport, des bureaux de grande surface et des villas de haute gamme », liste le patron.

Une crise à l’origine

L’histoire de Tavapan a débuté plusieurs années avant sa naissance, en 1933, en pleine période de Grande dépression et d’instabilité économique dans le monde. A cette même date, un incendie réduit en poussières la scierie locale. 25 employées au chômage reconstruisent le bâtiment qui logera la Fabrique des panneaux forts et bois croisé SA. C’est en 1972 qu’elle est renommée Tavapan. Après être passé entre les mains d’un groupe de revendeur de bois, puis d’un groupe allemand et enfin sous pavillon portugais, le siège revient à Tavannes en 2010 sous la direction de Walter Zürcher.

Walter Zürcher, directeur de Tavapan, revient sur les 90 ans d’histoire de l’entreprise et son combat pour maintenir une production locale.

Pour faire perdurer l’innovation, il se fie aux « exigences de qualité et aux exigences techniques », imposées par ses clients. Walter Zürcher met également un point d’honneur à utiliser un maximum de bois ou de panneaux suisses, même si cela reste complexe étant donné qu’il n’y a plus d’usines de tranchage et de déroulage de placage en Suisse. Il est donc contraint d’importer des pièces usinées à l’étranger. Lorsqu’il s’agit de regarder vers l’avenir et les 90 prochaines années, le directeur préfère s’en remet à ses clients, « ce sont eux qui vont nous diriger, tout dépend de la demande qu'il y aura ». /vfe


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