Face à une industrie du béton qui génère 8% des émissions de gaz à effet de serre, l'entreprise familiale serre la vis pour atteindre la neutralité climatique voulue à l'horizon 2050.
La décarbonation du ciment est en marche au sein de l'entreprise Vigier Ciment SA. Face à une industrie du béton qui génère 8% des émissions de gaz à effet de serre, l'entreprise familiale serre la vis pour atteindre la neutralité climatique voulue à l'horizon 2050. Elle fait désormais partie du groupe des 5% meilleurs élèves européens en matière de décarbonatation.
Trois leviers pour mieux réduire les émissions de CO2
«Aujourd'hui, nous sommes fiers de dire que plus de 97% de nos combustibles sont alternatifs, principalement biogènes, et qui sont par définition neutres en CO2», explique Anthony Geoffray, directeur d’usine chez Vigier Ciment SA. Le choix des combustibles fait partie du premier levier mis en place au sein de l’entreprise familiale. Dans le processus de création du ciment, la plupart de ses secteurs ont déjà été décarbonés.
En 2014, l'entreprise basée à Péry, a initié un plan de réduction de ses émissions de CO2 avec différentes étapes. Justement, le second levier s’attaque au principal constituant du ciment, qui émet du CO2, soit le clinker. «C'est ce qui sort de notre four, c'est le résidu de la combustion de farine calcaire. Notre objectif est de réduire ce taux de clinker dans nos ciments», ajoute le directeur d’usine.
«Depuis deux ans, nous avons mis sur le marché deux nouveaux ciments avec une plus faible empreinte carbone. Nous sommes fiers de dire que l’on propose les deux ciments les plus écologiques de Suisse », explique-t-il.
Finalement, le troisième levier touche au transport. «Nous en faisons beaucoup par rail. Nous avons également des camions qui roulent 100% au biodiesel. Et puis nous développons une flotte de camions électriques», conclut Anthony Geoffray.





