En boîte : les soins pour cheveux texturés prennent du volume

Longtemps peu visibles, les cheveux bouclés, frisés ou crépus gagnent en reconnaissance. À Bienne, la coiffeuse Amandine Udry a lancé «  OZA  », une marque spécialisée.

Durant son CFC, Amandine Hudry n’a pas été formée à l’entretien des cheveux bouclés. Il lui a fallu suivre une formation supplémentaire. (Photo : Fabrizio Di Grazio) Durant son CFC, Amandine Hudry n’a pas été formée à l’entretien des cheveux bouclés. Il lui a fallu suivre une formation supplémentaire. (Photo : Fabrizio Di Grazio)

Les produits destinés aux cheveux texturés restent encore peu représentés sur le marché suisse, selon Amandine Udry. Pour y remédier, la coiffeuse seelandaise a lancé en mars dernier « OZA », sa marque de soins capillaires.

« Ce n'est pas difficile de trouver des produits où il est indiqué qu'ils sont destinés aux cheveux texturés. Le problème, c'est surtout leur qualité », explique-t-elle. Elle estime que nombre de références contiennent des silicones ou d'autres additifs et ne répondent pas suffisamment aux besoins de ces cheveux.

Les cheveux texturés regroupent les cheveux ondulés, bouclés, frisés et crépus. Leur forme en spirale empêche le sébum de se répartir aussi facilement que sur un cheveu lisse. Conséquence : ils ont davantage tendance à devenir secs, cassants et fragiles.

Entretien complet avec Amandine Udry

Une visibilité qui progresse

Plus que l'offre, c'est la place accordée aux cheveux texturés qui a évolué ces dernières années. « On en parle beaucoup plus. On explique davantage comment en prendre soin et on véhicule le message qu'il faut les assumer », ajoute l’habitante de Kappelen.

Les réseaux sociaux ont largement contribué à cette évolution. Tutoriels, routines et témoignages encouragent davantage de personnes à porter leurs cheveux naturels. « Plus on voit de gens qui assument leurs cheveux, plus on ose faire pareil ».

L'idée d’Amandine Udry de créer sa propre gamme est née d'un double constat : les produits de qualité disponibles dans son salon à Bienne provenaient principalement de l'étranger et elle-même avait longtemps peiné à trouver des soins adaptés. « J'ai voulu résoudre un problème que je connaissais moi-même », explique-t-elle. Enfant, sa mère la coiffait jusqu'à l'adolescence et elle portait presque toujours les cheveux attachés. « Ce n'est que plus tard que j'ai commencé à aimer mes cheveux, à les accepter et à les porter naturels ».

Après un lancement centré sur la Suisse romande, Amandine Udry souhaite désormais développer son activité outre-Sarine. /ddc


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