Le yodel fait partie de la vie de Kevin Tschan depuis l’enfance. « Mon grand-père chantait dans un Jodler-Club, mon papa au chœur d’hommes. J’ai toujours baigné dedans », explique-t-il dans La Matinale ce lundi. Une passion qui ne l’a jamais quitté, nourrie par une présence constante de la musique folklorique à la maison.
Ce qui l’attire dans cette technique vocale, c’est avant tout son ancrage dans les traditions suisses. « Ça va avec l’agriculture, les alpages, les montagnes. C’est cette vie de la montagne qui m’attire », résume-t-il. Sur scène comme en répétition, le plaisir reste central, porté par la camaraderie au sein du club et par le lien avec un public de tous âges, même si celui-ci reste majoritairement plus âgé.
Agriculteur de métier, Kevin intègre le yodel à son quotidien. « Le matin, quand je vais à l’écurie, il faut mettre du yodel à la radio du yodel. Ma journée commence comme ça. » Il chante aussi régulièrement, notamment à bord de son tracteur, tout en prêtant attention au soin de sa voix.
Président du Jodler-Club Jurarösli, il évoque un défi majeur : la relève. « Il faut réussir à motiver des jeunes et à faire évoluer les clubs pour qu’ils s’y sentent bien. » Son club compte une vingtaine de membres, dont près de la moitié ont moins de 30 ans. Prochain objectif : la Fête fédérale de yodel en juin, puis l’organisation, fin août, de la rencontre de l’amicale folklorique de l’Arc jurassien. /ddc




