Costume trois pièces, cravate, chapeau ou uniforme ferroviaire : Kevin Roulin cultive au quotidien le style des décennies passées. Une passion qui accompagne ce pilote de locomotive jusque dans son travail aux CFF, où il aime adapter ses tenues aux trains qu’il conduit.
Tout a commencé par une chemise à l’école primaire. Puis ce fut au tour de la cravate au secondaire et du veston pendant l’apprentissage. Aujourd’hui, Kevin Roulin peut faire ses courses en costume trois pièces sans même y penser. Sa garde-robe, qui occupe tout de même deux armoires et demie, voyage principalement des années 1930 aux années 1970, avec une préférence pour l’élégance de l’après-guerre.
Au travail aussi, le souci du détail compte : salopette pour certains trains régionaux, veston et cravate pour les grandes lignes et, surtout, le képi « quoi qu’il arrive », assure-t-il. Pas question pour autant de vivre dans le passé. Smartphone et ordinateur font partie intégrante du décor quotidien du jeune trentenaire. Pour Kevin Roulin, porter ces vêtements n’est ni une reconstitution, ni une excentricité ou une manière de se faire remarquer. C’est simplement un plaisir qui est devenu, avec les années, une véritable part de son identité. /rme




