Au-delà du Monopoly et des dimanches pluvieux en famille, le monde des jeux de plateau est immense et en constante évolution. Manuel Boukhris, passionné, raconte son expérience et ses découvertes.
Le Monopoly, ce classique des moments en famille, n’est qu’une petite porte d’entrée vers un univers beaucoup plus vaste et créatif. « Le Monopoly c’est en fait un très mauvais jeu qui dégoûte beaucoup de gens du jeu de société », explique Manuel Boukhris, joueur passionné depuis l’enfance, dans La Matinale ce lundi.
Selon lui, l’offre en matière de jeux de plateau est aujourd’hui gigantesque : « Il y a des jeux qui durent cinq minutes, et d’autres qui peuvent durer 10, 15, voire 20 heures. Chaque année, des milliers de nouveautés voient le jour, comme le montre la grande foire d’Essen en Allemagne qui attire plus de 200’000 visiteurs ».
Pour les novices, l’apprentissage des règles peut être un frein : « Parfois, ceux qui ne connaissent pas du tout ont un peu peur de se trouver ridicules, mais tout le monde peut s’y intéresser ». Également passionné de théâtre, Manuel Boukhris a l’habitude d’expliquer des règles de jeu chaque semaine.
L’électronicien de Sorvilier préfère les jeux où la mécanique prime sur la narration : « J’aime les jeux où il faut s’adapter, inventer et trouver de nouvelles solutions à des problèmes ». Parmi les classiques intemporels, il cite Les Aventuriers du Rail, tandis que son jeu préféré reste El Grande, un jeu stratégique espagnol datant des années 90.
Pour ceux qui souhaitent se lancer, Manuel Boukhris recommande des jeux accessibles et efficaces : Carcassonne ou encore Cascadia. Et la période Covid a même permis à certains de renouer avec cette passion : « Beaucoup se sont mis aux jeux de société en famille, et j’ai pu prêter quelques-uns de mes jeux à plusieurs personnes ». Comme le conclut Manuel Boukhris : « Tout le monde aime jouer, il faut juste se lancer ». /ddc




