Ancienne volleyeuse, Rachel Gerber découvre la course à pied après la naissance de ses enfants, quand le temps pour le sport se fait plus rare. « J’ai pris mes baskets et je sortais entre deux siestes ou deux biberons », raconte-t-elle dans La Matinale. Rapidement, courir devient un espace à elle, un équilibre de vie. « Je cours pour mon plaisir. » Au-delà de l’aspect physique, la course l’apaise et l’aide à clarifier ses choix : « Souvent, quand je rentre, j’ai la solution. »
Longues distances, longue préparation
Spécialiste des longues distances, elle explique que la préparation varie selon les formats. « Pour du court, il faut plus de vitesse. Pour du long, on augmente le volume, le dénivelé et on prépare la nutrition », détaille-t-elle. L’ultra demande aussi une stratégie globale : équipement, glucides, gestion de l’effort. « C’est tout un art. » Le mental y joue un rôle central : « Quand les jambes ne vont plus, c’est la tête qui prend le relais. »
Parmi les courses marquantes, les 100 km de Bienne restent un tournant. Partie pour courir à deux, Rachel Gerber termine seule et découvre l’ultra : « J’ai appris énormément sur moi. » À l’arrivée, la fierté l’emporte : « C’était dur, mais j’étais capable de le faire. » Côté équipement, elle résume simplement : « On met ses baskets et on sort. » Peu adepte de la comparaison sur Strava, le réseau social des coureurs, elle privilégie le plaisir et la régularité, un conseil qu’elle adresse aussi aux débutants : « Y aller petit à petit, être patient, et rester régulier. » /ddc




