Tatoueuse spécialisée dans le réalisme animalier, Angélique Grimm a fait de son art bien plus qu’une pratique esthétique. À Porrentruy et à Montreux, elle accueille des clients venus parfois de très loin pour immortaliser sur leur peau des histoires souvent très personnelles.
Ancienne secrétaire médicale devenue tatoueuse autodidacte, la jurassienne Angélique Grimm a construit en une douzaine d’années un univers artistique centré sur le réalisme animalier. Installée entre Porrentruy et Montreux, elle attire une clientèle internationale, parfois prête à parcourir plusieurs milliers de kilomètres pour se faire tatouer par elle. Son travail, très émotionnel, est souvent lié à des histoires de deuil ou d’animaux disparus, que ses clients souhaitent « retrouver » à travers l’encre.
Hypersensible, l’artiste revendique une approche profondément humaine de son métier, où l’écoute et la bienveillance comptent autant que la précision du trait. « Je ne fais plus seulement un bon tatouage, j’aide quelqu’un à avancer », explique-t-elle.
Une dimension émotionnelle qu’elle partage aussi sur les réseaux sociaux, où les réactions des clients découvrant leur tatouage deviennent virales, cumulant des millions de vues. Derrière ces images très partagées, elle raconte un métier où l’art, la mémoire et la thérapie se croisent sans cesse. Une plongée passionnante et passionnée dans un univers où le tatouage devient une sorte de prolongement du lien entre les vivants et les absents. /rme




