Depuis l’enfance, Deborah Friedli perçoit ce que d’autres ne voient pas. Entre clairvoyance, guérison personnelle et accompagnement, elle raconte son chemin vers l’ésotérisme.
Il y a celles et ceux qui s’appuient sur le rationnel, les chiffres et les preuves. Et puis il y a ceux qui font confiance à leurs ressentis. Deborah Friedli appartient résolument à cette deuxième catégorie. Passionnée par l’ésotérisme, cette Biennoise explore depuis des années le monde de l’invisible, des énergies et de la spiritualité.
Chez elle, cette sensibilité ne date pas d’hier. « Ça a commencé depuis l’enfance, avec une sensibilité plus accrue que la moyenne », explique-t-elle dans La Matinale. Très tôt, elle développe une forme de clairvoyance qui lui permet de ressentir intensément les émotions, l’ambiance d’un lieu ou ce qu’elle appelle les énergies et les présences. « C’est vraiment la médiumnité qui était là depuis le début, et l’ésotérisme est venu ensuite naturellement. »
Un chemin qui s’est précisé à l’âge adulte, à travers un travail de guérison personnelle. « À un moment donné, on se pose des questions, on cherche à comprendre certaines choses qui ne relèvent pas du logique ou du rationnel », raconte-t-elle. Pour Deborah Friedli, l’ésotérisme devient alors un outil d’exploration intérieure, un moyen de mettre en lumière les blessures et les parts d’ombre de l’inconscient.
De la passion au métier
Si le sujet fascine, il suscite aussi scepticisme et parfois peur. Une réaction que comprend la trentenaire. « L’humain a peur de ce qu’il ne comprend pas, de ce qu’il ne contrôle pas. Et c’est totalement ok », souligne-t-elle. Selon elle, l’expérience reste la clé : « Ce n’est pas quelque chose qui s’explique, c’est quelque chose qui se vit. »
Aujourd’hui, après une dizaine d’années de travail sur elle-même, Deborah Friedli accompagne à son tour d’autres personnes. Médiumnité, soins holistiques, pratiques énergétiques ou somatiques : les séances se veulent adaptées aux besoins de chacun. Toujours avec des limites claires. « On ne fait pas de diagnostic, on ne remplace pas les professionnels de la santé », insiste-t-elle, évoquant l’importance de l’humilité et de la prudence dans un milieu parfois miné par les charlatans.
Pour symboliser sa pratique, elle a choisi un objet simple : une bougie. « Elle représente le chemin initiatique, la lumière qui accompagne la connaissance de soi », explique-t-elle. Un rituel essentiel pour ouvrir, puis refermer, cet espace de connexion à l’invisible. /ddc




