Ce lundi dans La Matinale, c’est dans un monde souvent parfois mal compris, que Bernard Grossenbacher nous emmène : celui de la chasse. Chez le président de la Société des chasseurs du district de La Neuveville, c’est une histoire de famille. « Mon grand-papa a chassé, mon père aussi. J’ai grandi dans les forêts, à les accompagner dans toutes leurs balades ». Pourtant, il ne se lance que bien plus tard, à 33 ans. « J’ai longtemps pêché… et un jour, j’ai décidé que c’était le moment. À la grande surprise de mon père ! ».
Pour Bernard Grossenbacher, la chasse n’a rien à voir avec la performance ou la compétition. « Ce n’est pas un sport, il ne s’agit pas de battre des records. À l’origine, c’est une passion. Il faut vivre en osmose avec la nature », ajoute-t-il. Un lien qui dépasse l’acte de tirer. « On protège. La chasse, c’est la finalité d’un long travail. Toute l’année, on fait des aménagements de territoire, des sauvetages de faons… On est liés à la nature bien au-delà de la saison de tir ».
Son gibier de prédilection ? Le chevreuil à l’automne, puis le sanglier dès décembre. Des chasses exigeantes, qui demandent patience et connaissance du terrain. Surtout lorsqu’on pratique, comme lui, la chasse au chien courant. « C’est ma technique préférée. J’ai un Bruno du Jura. Quand ses récris résonnent dans la forêt… c’est absolument merveilleux ». Un émerveillement qui se paie parfois en sueur et en heures d’attente. « Une chasse peut durer une, deux, trois heures. Il faut de la patience, toujours ».
Et les trophées ? Là encore, Bernard Grossenbacher refuse les clichés. Oui, il en garde certains, mais jamais dans l’excès. « Au bout d’un moment, il faut faire des choix. On ne peut pas tout garder ». /ddc




