Sculpteur passionné devenu luthier, Théo Louis façonne des contrebasses avec amour et précision. Dans son atelier à Bienne, cet artisan-artiste réussit le petit miracle de faire chanter le bois, au sens propre comme au figuré.
Le crissement des copeaux sous les pieds, l'odeur caractéristique du tilleul fraîchement travaillé. C'est par ces sensations que Théo Louis évoque ses premiers souvenirs autour de la sculpture sur bois. Formé pendant quatre ans à l’École de la Sculpture sur Bois à Brienz, l’artiste s'est ensuite progressivement tourné vers la lutherie, se spécialisant dans la fabrication et la restauration de contrebasses. « Ce que j'aime, c'est que c'est un matériau vivant qui permet de construire plein de choses qui peuvent être techniques ou simplement belles », confie-t-il.
Son parcours atypique l'a mené de la sculpture monumentale à la tronçonneuse jusqu'à l'art délicat de la lutherie. Son travail de diplôme ? Une contrebasse sculptée à la tronçonneuse, préfigurant sa vocation future. Aujourd'hui, chaque instrument qu'il crée est unique, tributaire de l'arbre dont il provient. Ce lundi dans La Matinale, Théo Louis est venu nous parler de sa passion pour le travail du bois, de la sculpture à la lutherie ; un savoir-faire alliant exigence technique et sensibilité artistique. /rme




