Mon truc à moi : quand le sport devient spectacle

Entre performance sportive et art théâtral, le catch séduit aussi en Suisse romande. Rencontre avec Laura Mischler.

Un bon catcheur ou une bonne catcheuse a également droit à sa récompense. Pour Laura Mischler, elle vient sous la forme de la ceinture de championne suisse dans sa discipline. Un bon catcheur ou une bonne catcheuse a également droit à sa récompense. Pour Laura Mischler, elle vient sous la forme de la ceinture de championne suisse dans sa discipline.

Le catch, sport ou art ? Pour Laura Mischler, catcheuse et coach sportive entre Bienne et le Jura, la réponse est claire : « C’est les deux. On a besoin de force, de souplesse et d’explosivité, mais il y a aussi tout un côté scénarisé et esthétique. Le but, c’est de rendre un combat joli, spectaculaire, pour faire rêver le public », explique-t-elle dans La Matinale ce lundi.

Si les prises sont préparées, les coups et les chutes restent bien réels. « Le but, c’est de ne pas se blesser ni blesser son adversaire. Mais les chocs sont là, le ring, ce sont des planches en bois, pas un matelas », rappelle la championne suisse, qui a remporté une ceinture nationale après être revenue de blessure.

Au-delà de la performance physique, c’est l’histoire racontée sur le ring qui captive. « Un bon show de catch doit être tout public, avec des rivalités, des gentils, des méchants… un peu comme une série. Et surtout, il faut que le public participe, qu’il se prenne au jeu. »

Avec son association Catch Zone, Laura Mischler organise aussi des événements dans le Jura. Et le succès est au rendez-vous : « On nous disait que ça ne marcherait pas en Suisse, et pourtant, on a réuni 500 à 550 personnes à nos shows. Ça prouve qu’ici aussi, le catch séduit ». /ddc


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