Mondial de hockey sur glace : La Suisse face à l’ennemi juré en quarts

Les Helvètes affrontent l’Allemagne en quarts de final à Ostrava. Et les hommes de Patrick Fischer vont devoir vaincre leur némésis. Le point avec notre envoyé spécial

Pour lever les bras comme mardi face à la Finlande, les Suisses devront s'appuyer sur les bonnes choses aperçues durant la phase de poules, notamment le jeu à cinq contre cinq. (Photo : Keystone/Peter Schneider) Pour lever les bras comme mardi face à la Finlande, les Suisses devront s'appuyer sur les bonnes choses aperçues durant la phase de poules, notamment le jeu à cinq contre cinq. (Photo : Keystone/Peter Schneider)

Pour aller en « demies », la Suisse devra vaincre son voisin gênant au Championnat du monde de hockey sur glace. Les Helvètes affrontent l’Allemagne ce jeudi après-midi à Ostrava. Voilà peut-être l’occasion pour eux de prendre leur revanche sur leur némésis. « Dans la phase de groupe, à peu près tout s’est passé de manière quasi idéale pour pouvoir être en confiance au moment d’aborder ce quart de finale, constate Jérémie Pignard, envoyé spécial en Tchéquie et invité de La Matinale ce jeudi. La Suisse a montré qu’elle était capable de rivaliser avec les meilleures nations ».

Une impression de déjà-vu. De déjà écrit. Comme en 2021. Comme en 2023. Quand on dit que l'équipe de Suisse nourrit un complexe face aux cousins germains, ce ne sont pas de vaines paroles. Il faut en effet remonter à 1992 et un quart de finale des Mondiaux... à Prague pour trouver trace de la dernière victoire helvétique dans un match à élimination directe face aux Allemands.

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Briser le plafond de verre

La Suisse va devoir s'appuyer sur les bonnes choses aperçues durant la phase de poules. Face aux Tchèques, aux Canadiens et aux Finlandais, les joueurs de Patrick Fischer ont offert une performance convaincante à 5 contre 5. Le but de Matej Stransky, de Jere Innala et ceux des joueurs à la feuille d'érable ont tous été inscrits en supériorité numérique.

Elle peut aussi compter sur son trio magique composé de Roman Josi, Nico Hischier et Kevin Fiala. On l'a vu, lorsque les trois hommes combinent sur le jeu de puissance par exemple, cela débouche souvent sur des buts. En cinq matches, Kevin Fiala a trouvé le chemin des filets à six reprises. Mais il faudra faire attention aux pénalités, car si le jeu de puissance helvétique culmine à 32,2% de réussite, celui des Allemands dépasse les 35%.

L'année passée, Patrick Fischer avait tenté un pari en envoyant Robert Mayer devant le filet au lieu de Leonardo Genoni. Le portier, champion de Suisse avec Genève quelques semaines plus tôt, avait encaissé un but gag en début de match. Cette fois, le gardien de Zoug a prouvé qu'il n'y avait pas de discussion. Reto Berra s'est loupé contre l'Autriche et Akira Schmid, bien que vainqueur face aux Britanniques et aux Finlandais, n'a pas l'expérience du septuple champion de Suisse. En gros, la Suisse a tout pour bien faire et vaincre enfin le signe allemand. /ats-ddc


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