Se loger dans la cité seelandaise devient de plus en plus difficile. Dans un contexte de tension sur le marché immobilier, la montée des locations de courte durée via des plateformes comme Airbnb interroge. Journaliste à RJB, Manon Becker a mené une enquête en quatre volets sur ce phénomène et ses effets concrets sur la disponibilité des logements à Bienne.
C’est un phénomène en pleine expansion à Bienne : les locations de courte durée via des sites comme Airbnb. Plus de 200 logements sont aujourd’hui proposés sur la plateforme dans la ville, dans un contexte où le taux de logements vacants est en forte baisse.
Dans son enquête consacrée à ce sujet et publiée cette semaine dans le JDJ et sur les ondes de RJB, Manon Becker constate que les boîtiers à clés sont désormais visibles dans de nombreuses rues de Bienne. Au fil de ses investigations, la journaliste met en lumière un marché attractif pour les propriétaires, mais très peu encadré.
Notre collègue raconte notamment avoir pu elle-même publier en quelques minutes une annonce fictive sur la plateforme, révélant un contrôle quasi inexistant. Une facilité qui interroge sur les mécanismes de régulation et sur les effets indirects pour le marché local.
Derrière cette simplicité d’accès, certains acteurs évoquent aussi des risques : dégradation de l’offre locative, impact sur les loyers ou encore concurrence déloyale avec l’hôtellerie traditionnelle. En face, les autorités peinent à encadrer un phénomène encore trop peu régulé qui dépasse les cadres réglementaires communaux et cantonaux. /rme




