Deux semaines après avoir donné son dernier cours, Bertrand Gagnebin a enfourché son vélo direction l’Amérique du Sud. Pendant cinq mois, l’ancien enseignant de Nods a relié Cuzco, au Pérou, à Ushuaïa, en Argentine, en parcourant plus de 7500 kilomètres avec sa tente, son réchaud et sa maison dans ses sacoches.
Une aventure qui raconte autant un voyage à travers les paysages andins qu’un cheminement personnel. Dans un article publié dans le Journal du Jura cette semaine, Maeva Pleines relate le parcours étonnant de Bertrand Gagnebin, un retraité pas tout à fait comme les autres. À peine sorti de sa salle de classe, il a choisi de marquer cette nouvelle étape de vie par un grand périple à vélo, sans itinéraire strict, en se laissant guider par les rencontres, les paysages et son envie de découverte. Dans La Matinale ce vendredi, la journaliste du JDJ revient sur cette aventure qui dépasse le simple défi sportif. Car si Bertrand Gagnebin n’est pas un cycliste professionnel, il veut montrer que le voyage à vélo reste accessible à tous. Pour lui, avancer lentement permet surtout de prendre le temps : rencontrer les habitants, découvrir les cultures locales et profiter aussi des moments de solitude pour méditer. En effet, au fil des kilomètres, entre le Salar d’Uyuni, le lac Titicaca ou les pistes reculées des Andes, le vélo devient aussi un outil d’introspection. Une manière de réfléchir au chemin que l’on souhaite prendre dans la vie. À noter que cette belle histoire ne s’arrête pas là : Bertrand Gagnebin est déjà dans les starting-blocks pour un nouveau périple, cette fois en Afrique, avant d’envisager la Route de la soie. /rme




