Un cadre légal cantonal particulièrement permissif laisse des chauffeurs de taxi exercer, même s’ils ont été reconnus coupables d’agression. Le Journal du Jura s’interroge sur ce système.
À Bienne, deux affaires récentes ont révélé une faille troublante dans le système de régulation des chauffeurs de taxi. Malgré des condamnations pour agression envers des clients, les accusés continuent d’exercer leur métier sans entrave. En cause : une loi cantonale qui ne prévoit le retrait de licence qu’en cas de condamnations très lourdes, dépassant six mois de prison ou 180 jours-amende, comme l’a révélé cette semaine le Journal du Jura.
Dans le premier cas, un chauffeur a été condamné pour avoir agressé une cliente avec une lampe torche après des attouchements. Dans le second, un autre conducteur a été reconnu coupable de gestes déplacés et de harcèlement. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’a perdu son autorisation de conduire.
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