On l’a lu dans la presse : l’ange gardien des boxeurs qui évolue à l’ombre des rings

Discret mais essentiel, le métier de « cutman » reste encore méconnu du grand public. Journaliste au Journal du Jura, Serge Mérillat dresse cette semaine le portrait de Suko Ademi, l'un des rares professionnels suisses dans ce domaine, qui prépare, protège et répare les boxeurs entre les rounds.

Dans le coin du ring, Suko Ademi (ici occupé à soigner le boxeur biennois Christopher Mouafo) a très peu de temps entre deux rounds pour remettre le combattant sur pied. Photo : Nik Egger Dans le coin du ring, Suko Ademi (ici occupé à soigner le boxeur biennois Christopher Mouafo) a très peu de temps entre deux rounds pour remettre le combattant sur pied. Photo : Nik Egger

Derrière chaque boxeur qui monte sur le ring se cache un homme de l'ombre. Suko Ademi, Biennois d'adoption, fait partie de ces experts dont la mission est cruciale : prendre soin des combattants avant, pendant et après l'affrontement. « Je joue avec le sang », résume-t-il avec une formule percutante qui illustre parfaitement son quotidien. Son parcours est celui d'un passionné de boxe qui a connu toutes les facettes de ce sport. D'abord combattant lui-même, pratiquant également le Krav-maga, il est ensuite devenu entraîneur dans deux écoles de boxe. La suite logique pour lui ? Soigner ceux qui montent sur le ring. Mais en réalité, la préparation commence bien avant le combat. Le « cutman » enveloppe méticuleusement les mains des boxeurs professionnels avec près de 45 mètres de gaze par poignet. Ce rituel, au-delà de l'aspect technique, aide aussi le combattant à entrer mentalement dans son match. Autre étape essentielle : l'application de plusieurs couches de vaseline sur le visage des puncheurs pour faire glisser les coups et limiter les coupures.

Pendant le combat, Suko Ademi n'a qu'une minute entre les rounds pour agir. Sans être totalement médecin, il possède les connaissances nécessaires pour stopper les saignements, notamment grâce à l'utilisation d'adrénaline sur des compresses appliquées sur les plaies. Une pratique qui nécessite une certification officielle de Swiss Boxing. Ce vendredi dans La Matinale, Serge Mérillat, journaliste au Journal du Jura qui publie cette semaine un portrait de Suko Ademi, est venu nous parler de sa rencontre avec ce « cutman » biennois aussi impressionnant qu’attachant. /rme


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