On l’a lu dans la presse : la santé mentale périnatale sous les projecteurs

Grossesse, naissance, post-partum : une période intense, parfois fragile. Un article du Journal du Jura rappelle que les troubles psychiques peuvent aussi toucher les pères.

Les mères restent les plus touchées. (Photo : illustration) Les mères restent les plus touchées. (Photo : illustration)

La santé mentale périnatale concerne la période qui entoure l’arrivée d’un enfant. Elle s’étend de la grossesse jusqu’à la première, voire la deuxième année de vie du bébé. « On parle de troubles anxieux, dépressifs ou parfois d’un sentiment d’incompétence », explique dans La Matinale Sébastien Goetschmann, journaliste au Journal du Jura, qui a écrit un article sur la thématique. Une phase marquée par de grands bouleversements, physiques et émotionnels.

Les pères aussi concernés

Si les mères restent les plus touchées, les partenaires ne sont pas épargnés. Environ 10% des pères seraient concernés par des troubles psychiques périnataux. Un chiffre probablement sous-estimé. « Les hommes ont parfois plus de réticences à admettre qu’ils vont mal et à en parler », souligne le journaliste. Eux aussi vivent des changements hormonaux et cérébraux, et doivent souvent « intellectualiser » la grossesse et la paternité.

Sébastien Goetschmann : « Les proches eux-mêmes doivent être attentifs aux signaux »

Des signaux à ne pas minimiser

Les signes d’alerte ressemblent à ceux d’une dépression classique : tristesse persistante, fatigue, perte d’intérêt, troubles de la concentration ou de l’appétit. « Chez les hommes, on observe aussi parfois une augmentation de la consommation d’alcool, de l’irritabilité, voire des comportements violents », précise Sébastien Goetschmann. Dans certains cas, des pensées suicidaires peuvent apparaître.

Détecter ces signaux rapidement permet une prise en charge plus efficace. Les proches et les médecins traitants jouent un rôle central. Les futurs et jeunes parents peuvent aussi se tourner vers des psychologues, des spécialistes, leur gynécologue, ou des associations d’écoute. /ddc


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