Une élue du Conseil de ville de Bienne a déposé un postulat pour mettre fin à la misère de ces félins au sein de la cité seelandaise. Le Journal du Jura s’est penché sur la problématique
En finir avec la misère des chats. C’est le vœu d’une élue du Conseil de ville de Bienne. Susanne Clauss a déposé un postulat dans lequel elle demande que tous les chats de la commune soient castrés et munis d’une puce électronique. Le législatif seelandais devra voter sur le texte lors de sa prochaine séance.
Le Journal du Jura s’est intéressé à la problématique. « Contrairement à ce que l’on s’imagine, il y a beaucoup de chats qui n’ont pas de propriétaire », note la journaliste Donna Gallagher. Il est difficile d’en donner un nombre exact, car rien n’oblige aujourd’hui de déclarer un chat. C’est précisément en raison de cette lacune législative qu’il peut y avoir des dérives ou des maltraitances, selon Susanne Clauss. La socialiste propose donc dans un premier temps d’imposer la castration des félins qui ont accès à l’extérieur. Elle prône également l’obligation de la puce électronique, comme c’est déjà le cas pour les chiens depuis 2006. « Cela permettrait d’une part de retrouver le propriétaire d’un chat perdu, mais aussi de responsabiliser ceux qui abandonnent leur animal », rapporte Donna Gallagher.
Des droits aussi pour nos amis à quatre pattes
Avis aux propriétaires de chats : eux aussi ont des droits qui sont inscrits dans la Constitution suisse. Il est d’abord interdit de les maltraiter ou de les tuer cruellement. « En Suisse, 100'000 chatons sont encore volontairement tués chaque année parce qu’ils ne sont pas désirés », s’étonne la journaliste. Par ailleurs, il est utile de noter qu’un chat doit avoir au moins un contact par jour avec un humain ou au moins un contact visuel avec un congénère. Au niveau de l’entretien, les animaux aux poils longs doivent être régulièrement brossés et leurs griffes doivent être coupées. /ddc




