De plus en plus d’adolescentes et d’adolescents utilisent l’intelligence artificielle dans leur quotidien, y compris pour parler de leurs difficultés personnelles. Une tendance mise en lumière par une étude de Pro Juventute et analysée dans le Journal du Jura par Alexandre Wälti, qui interroge les professionnels de la région.
L’intelligence artificielle ne sert plus uniquement à faire ses devoirs. Chez les jeunes de 14 à 25 ans, elle devient aussi parfois une oreille disponible en cas de mal-être. Un phénomène encore récent, observé par les travailleurs sociaux de la région et analysé dans un article publié par Alexandre Wälti dans le Journal du Jura. « C’est assez neuf comme phénomène », constate le journaliste, qui relève que les usages de l’IA s’ajoutent à une présence déjà forte des écrans et des réseaux sociaux dans le quotidien des jeunes.
Deux usages se distinguent clairement : l’aide scolaire, d’une part, et les confidences plus personnelles, de l’autre. Une frontière que les professionnels jugent importante. « Le problème, c’est que ça peut devenir leur seul interlocuteur », alerte Alexandre Wälti, évoquant un risque accru d’isolement. Sans dramatiser, les acteurs sociaux insistent toutefois sur l’importance d’adopter une approche nuancée : l’IA peut être utile, mais nécessite un encadrement et une sensibilisation pour apprendre aux jeunes à comprendre ce qu’ils confient à ces outils. /rme




