Elles rythment la vie de la vieille ville de Bienne depuis des générations. Mais lorsque les cloches retentissent tous les quarts d’heure en pleine nuit, la tradition ne fait plus vraiment l’unanimité. La journaliste du JdJ Donna Gallagher est allée à la rencontre des riverains.
Pour certains habitants de la vieille ville de Bienne, les cloches font partie du patrimoine. Pour d’autres, elles sont surtout synonymes de nuits perturbées. Dans son article paru cette semaine dans le JDJ, la journaliste Donna Gallagher donne notamment la parole à une riveraine insomniaque pour qui chaque sonnerie rappelle, quart d’heure après quart d’heure, que le sommeil ne vient toujours pas. D’autres habitants disent devoir fermer leurs fenêtres pour parvenir à dormir. Des sonneries nocturnes qui ne sont d’ailleurs pas forcément religieuses. Celles qui indiquent les heures, les demi-heures ou les quarts d’heure sont des sonneries civiles, héritées d'une époque où elles permettaient notamment à la population de connaître l’heure. Leur maintien aujourd’hui semble surtout relever de la tradition. D’autant qu’à Bienne, toutes les cloches ne suivent pas les mêmes règles : certaines se taisent dès 22 heures, alors que d’autres continuent toute la nuit. Reste un paradoxe : malgré les critiques recueillies par Donna Gallagher, ni la Ville ni la paroisse n’ont reçu de plainte officielle concernant les cloches de la vieille ville. /rme




