À seulement 32 ans, Simon Niklaus a déjà gravé son nom dans la haute montagne. Trois sommets de 6’000 mètres, quarante-sept de 4’000 et des dizaines de 3’000 figurent à son palmarès. Ce mardi 30 septembre, l’alpiniste biennois s’envole pour le Népal avec un objectif : gravir l’Annapurna IV, à 7’525 mètres.
« C’est une échappatoire à cette société que je trouve de plus en plus anxiogène. Plus je prends de la hauteur, plus ça apaise mon esprit », confie-t-il dans La Matinale ce vendredi. Mais au-delà de l’apaisement, cette expédition représente une étape clé : « C’est le dernier test physiologique pour voir si mon corps tiendra à 8’000 mètres l’année prochaine. Mon rêve, depuis 2018, c’est de gravir les 14 plus hauts sommets du monde sans bouteilles d’oxygène. »
Pour se préparer, Simon Niklaus cultive volontairement l’inconfort : nuits en bivouac plutôt qu’en cabane, sorties par grand froid, entraînements répétés en altitude. « Lorsque ce sera la réalité, l’inconfort paraîtra beaucoup plus confortable », explique-t-il.
Au sommet de l’Annapurna, il plantera aussi un drapeau biennois. « Bienne est le parfait exemple du bouillon de culture dans lequel j’ai grandi. Représenter cette petite ville au milieu de l’Himalaya, ça a du sens pour moi », sourit-il.
L’Annapurna IV n’est donc qu’une étape. L’Everest, lui, viendra en dernier. « Le but ultime, ce sont les 14 sommets de plus de 8’000 mètres sans oxygène. Et je pense garder l’Everest pour la fin. » /ddc




