Le pianiste Fazil Say exclu par Migros après un tweet sur Gaza

Migros a exclu le pianiste turc Fazil Say d'une série de concerts après un tweet sur le conflit ...
Le pianiste Fazil Say exclu par Migros après un tweet sur Gaza

Le pianiste Fazil Say exclu par Migros après un tweet sur Gaza

Photo: KEYSTONE/AP fazilsay.com

Migros a exclu le pianiste turc Fazil Say d'une série de concerts après un tweet sur le conflit au Proche-Orient. Le musicien a partagé sur le réseau X (ex Twitter) une déclaration du président turc Erdogan attribuant à Israël la frappe sur l'hôpital Ahli Arab à Gaza.

Les quatre concerts Migros Classics prévus en octobre avec le pianiste turc connaissent un changement de programme. En cause, 'les déclarations publiques de Fazil Say suite à l'attaque terroriste contre Israël qui ne sont pas défendables pour Migros', indique samedi à Keystone-ATS une porte-parole de la Fédération des coopératives Migros, confirmant une information du Blick.

Dans son message publié sur X, Fazil Say remercie Erdogan pour des déclarations 'raisonnables'. Il demande en outre à ce que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu soit traduit en justice.

En lieu et place de Fazil Say, c'est le pianiste suisse Louis Schwizgebel qui se produira avec le City of Birmingham Symphony Orchestra. Les concerts étaient agendés du 23 au 26 octobre à Zurich, Berne, Genève et Lucerne.

En réaction à cette décision, Fazil Say a publié une prise de position sur son compte X. 'Tout ce que j'ai écrit reste sur mon média social sans aucune modification', affirme-t-il, soulignant qu'il 'est pour la paix', que toutes ses prises de position sont dans l'esprit de la paix et en faveur 'du bien, du compromis et de la recherche conjointe d'un bel avenir'.

Responsabilité incertaine

La responsabilité et le nombre de victimes de l'attaque de l'hôpital Ahli Arab à Gaza restent toujours incertains. Mardi, l'explosion dans l'enceinte de l'hôpital a fait de nombreux morts. Le Hamas accuse Israël d'avoir mené une frappe aérienne, dénonçant un 'crime de guerre'.

Israël nie, imputant la responsabilité du drame à l'échec d'un tir de roquettes du Jihad islamique, un allié du Hamas dans la bande de Gaza. Les Etats-Unis ont officiellement conforté cette version des faits. L'ONU a demandé une enquête internationale.

/ATS
 

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