Afrique du Sud: l'ANC toujours divisée sur le choix de son futur chef

Les délégués du Congrès national africain (ANC) ont repris dimanche les tractations préalables ...
Afrique du Sud: l'ANC toujours divisée sur le choix de son futur chef

Afrique du Sud: l'ANC toujours divisée sur le choix de son futur chef

Photo: KEYSTONE/EPA/CORNELL TUKIRI

Les délégués du Congrès national africain (ANC) ont repris dimanche les tractations préalables au choix de leur futur chef. Dans la foulée d'une campagne tendue, les opérations de vote ont débuté à Johannesburg avec beaucoup du retard, engluées dans les contestations.

Le verdict du scrutin pourrait tomber au mieux dimanche soir ou lundi matin, a anticipé un porte-parole du parti au pouvoir en Afrique du Sud, Zizi Kodwa. 'Nous sommes encore en train de vérifier les accréditations des délégués', a-t-il dit à la presse, 'il est difficile de dire quand le vote aura lieu ou quand les résultats seront proclamés tant que nous n'avons pas réglé ce problème'.

Plus de 5200 délégués issus de toutes les sections locales et branches du parti doivent participer à ce vote à bulletins secrets. La bataille oppose le vice-président Cyril Ramaphosa, ancien syndicaliste reconverti en richissime homme d'affaires, à Nkosazana Dlamini Zuma, ex-épouse de l'actuel président Jacob Zuma et ancienne patronne de l'Union africaine (UA), .

Le vainqueur de ce duel au couteau à de bonnes chances de devenir le prochain président du pays en 2019, à la fin du deuxième quinquennat de Jacob Zuma.

Pronostic 'impossible'

M. Ramaphosa a pris un petit avantage sur sa rivale en la devançant d'une petite longueur dans la course aux nominations par les sections locales du parti. Mais la liberté totale de vote accordée aux délégués présent à la conférence peut aisément le remettre en cause.

'Il est impossible de faire un pronostic car cela va se jouer à peu de choses', a commenté à l'AFP l'analyste Aubrey Matshiqi. 'Un résultat très serré pourrait provoquer une rupture ou, pire, bloquer la conférence', a-t-elle ajouté, 'ce serait un désastre pour l'ANC parce qu'au lieu de préparer les élections de 2019, il serait obligé de gérer l'impact d'un tel effondrement'.

/ATS
 

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