Amnesty dénonce « 40 ans de répression » en Guinée équatoriale

L'ONG Amnesty International a dénoncé vendredi la torture, la répression politique et les nombreuses ...
Amnesty dénonce « 40 ans de répression » en Guinée équatoriale

Amnesty dénonce

Photo: KEYSTONE/EPA LUSA/MARIO CRUZ

L'ONG Amnesty International a dénoncé vendredi la torture, la répression politique et les nombreuses violations des droits de l'homme sous la présidence de Teodoro Obiang Nguema. Celui-ci s'apprête à célébrer samedi ses quarante ans à la tête de la Guinée équatoriale.

La gouvernance de ce petit pays hispanophone, qui bénéficie d'une importante manne pétrolière, est régulièrement critiquée par des ONG de défense des droits de l'homme. Une loi approuvée en 2006 interdisant la torture n'a pas été appliquée 'puisque la police continue d'utiliser régulièrement la torture pour obtenir des confessions', affirme Amnesty dans un communiqué.

L'ONG cite l'exemple de l'opposant Joaquin Elo Ayeto, arrêté fin février à Malabo et toujours en détention, qui a été 'battu violemment au poste de police, alors qu'il était pendu par les mains'.

Par ailleurs, le président Obiang a annoncé vouloir proposer une loi pour abolir la peine de mort. Mais 'neuf hommes ont été exécutés en janvier 2014, 13 jours avant un moratoire temporaire sur la peine capitale', rappelle Amnesty.

Liberté des ONG

L'ONG souligne également le manque d'indépendance et d'impartialité du pouvoir judiciaire. Le procès de plus de cent personnes, condamnées en juin pour avoir participé à une tentative de coup d'Etat en décembre 2017, a été semé 'd'irrégularités de procédure et de mesures prises contre la défense', selon Amnesty.

Le bilan de M. Obiang en matière de liberté des ONG, des militants et des journalistes inquiète également Amnesty, qui souligne la fermeture par les autorités du Centre des études et initiatives pour le développement de la Guinée équatoriale (CEID-GE), une ONG de défense des droits humains, début juillet.

Teodoro Obiang Nguema, 77 ans, est arrivé au pouvoir par les armes le 3 août 1979, renversant son oncle à la tête de la Guinée équatoriale. Il a prévu de célébrer samedi ses 40 ans au pouvoir dans trois villes du pays, notamment à Bata, la capitale économique, et Mongomo, sa ville natale.

/ATS