« Climat étouffant de peur » imposé par Moscou en Ukraine selon l'ONU

La Russie a provoqué 'un climat de peur étouffant' dans les territoires qu'elle contrôle en ...
« Climat étouffant de peur » imposé par Moscou en Ukraine selon l'ONU

Photo: KEYSTONE/AP

La Russie a provoqué 'un climat de peur étouffant' dans les territoires qu'elle contrôle en Ukraine, selon l'ONU. Elle a imposé sa langue, sa nationalité, son système d'éducation, sa justice et ses lois, selon un rapport publié mercredi.

Les autorités russes ont cherché à éliminer la culture et l'identité ukrainiennes, affirme la Mission de l'ONU de surveillance des droits humains en Ukraine. Cette attitude aura 'des conséquences durables pour l'ensemble de la société ukrainienne', estime le Haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk.

Dès le début de l'occupation des territoires de l'est de l'Ukraine, des violations 'largement répandues' ont été perpétrées, selon le rapport. Parmi elles figurent des détentions arbitraires, souvent accompagnées de torture. Certaines d'entre elles peuvent équivaloir à des disparitions forcées, ajoute l'ONU.

Dans un premier temps, seules les personnes considérées comme une menace pour la sécurité étaient ciblées. Mais l'approche a ensuite été élargie à tout individu vu comme s'opposant à l'occupation.

Délation encouragée

Les forces russes sont également responsables de restrictions aux libertés fondamentales et aux déplacements, de même que de pillage de maisons et d'entreprises. Internet et les réseaux mobiles ont été coupés. La Russie incite aussi à la délation entre voisins, ajoute encore le rapport.

Les personnes qui ont refusé de prendre la nationalité russe ont vu une diminution de leur accès aux emplois publics, à la santé et aux prestations sociales. Face à cette situation, le Haut commissaire appelle la communauté internationale à soutenir Kiev pour établir les responsabilités.

Kiev aussi pointé du doigt

Dans les territoires récupérés par l'Ukraine, l'ONU met à nouveau en cause les autorités ukrainiennes. L'imprécision du Code pénal a abouti à des poursuites pour collaboration dans des situations protégées par le droit international humanitaire (DIH).

D'autres ont été menées contre des personnes contraintes de collaborer par les forces d'occupation, dit le rapport. Les personnes qui se trouvent encore dans des territoires contrôlés par la Russie ont désormais 'peur' de cette situation si l'Ukraine venait à récupérer ceux-ci, insiste le Haut commissaire.

/ATS
 

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