Décès d'une journaliste: la Nouvelle IRA admet sa responsabilité

La Nouvelle IRA a admis sa responsabilité dans le meurtre de la journaliste Lyra McKee en Irlande ...
Décès d'une journaliste: la Nouvelle IRA admet sa responsabilité

Décès d'une journaliste: la Nouvelle IRA admet sa responsabilité

Photo: KEYSTONE/AP PA/BRIAN LAWLESS

La Nouvelle IRA a admis sa responsabilité dans le meurtre de la journaliste Lyra McKee en Irlande du Nord. Dans une lettre adressée aux médias locaux, elle présente aussi ses excuses 'entières et profondes' aux proches de la victime de 29 ans.

'Au cours d'une attaque de l'ennemi, Lyra McKee a été tragiquement tuée alors qu'elle se trouvait du côté des forces ennemies', a communiqué le groupe militant dans une déclaration transmise à The Irish News. La journaliste a été tuée par balle dans la nuit de jeudi à vendredi à la suite d'émeutes à Londonderry (Irlande du Nord).

Le groupe accuse la police d'avoir 'provoqué' ces échauffourées qui ont précédé les tirs mortels. 'Jeudi soir, suite à une incursion dans le quartier Creggan par des forces de la couronne britannique lourdement armées qui ont provoqué des émeutes, l'IRA a déployé ses volontaires pour intervenir', poursuit la déclaration, signée par T O'Neill.

'Nous avons ordonné à nos volontaires de faire preuve de la plus grande prudence à l'avenir lors d'affrontements avec l'ennemi, et mis en place des mesures pour éviter cela', assure la missive.

Refus de l'accord de 1998

La police nord-irlandaise a annoncé mardi l'arrestation d'une femme de 57 ans dans le cadre de l'enquête sur ce meurtre. Les deux hommes de 18 et 19 ans arrêtés samedi ont, eux, été relâchés sans poursuite, a précisé la police.

La Nouvelle IRA, fondée en 2012, rejette l'accord du Vendredi Saint de 1998, qui a mis fin à trois décennies d'un conflit sanglant en Irlande du Nord. Située à la frontière avec la République d'Irlande, Londonderry - appelée Derry par les Républicains qui refusent le rattachement à la Grande-Bretagne - est tristement célèbre pour le 'Bloody Sunday' du 30 janvier 1972.

Des soldats britanniques avaient ouvert le feu sur des participants à une marche pacifique, faisant 14 morts, au plus fort des troubles, qui ont fait quelque 3500 morts en trente ans.

/ATS
 

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