Des problèmes de drainage dans le barrage qui a cédé au Brésil

Le barrage de Brumadinho qui s'est effondré au Brésil présentait des problèmes de drainage ...
Des problèmes de drainage dans le barrage qui a cédé au Brésil

Des problèmes de drainage dans le barrage qui a cédé au Brésil

Photo: KEYSTONE/AP/LEO CORREA

Le barrage de Brumadinho qui s'est effondré au Brésil présentait des problèmes de drainage, selon un certificat de stabilité dont disposait la compagnie Vale. Le géant minier a par ailleurs été contraint de suspendre les activités d'une de ses principales mines.

Plusieurs médias brésiliens ont publié mardi des extraits du certificat de stabilité délivré en septembre par la société allemande TÜV SÜD, dont deux ingénieurs ont été placés en détention provisoire il y a une semaine, avant d'être libérés mardi.

Ce document montre, photos à l'appui, que les tubes de drainage étaient partiellement endommagés, certains étant 'bouchés par la végétation'. La stabilité du barrage a tout de même été certifiée, même si le rapport TÜV SÜD contenait une liste de recommandations, que Vale dit avoir suivies à la lettre.

Mardi, le Tribunal Supérieur de Justice (STJ) a ordonné la libération de deux ingénieurs de l'entreprise allemande et de trois employés de Vale qui avaient été arrêtés le 29 janvier. Le STJ a expliqué que ces cinq personnes avaient 'déjà été interrogées' et que leur détention était 'infondée', malgré 'la gravité des faits' survenus à Brumadinho.

Le 25 janvier, la rupture du barrage de la mine Corrego do Feijao, dans l'Etat du Minas Gerais (sud-est), a provoqué une marée du boue qui a tout emporté sur son passage, faisant au moins 134 morts et 199 disparus, selon le dernier bilan officiel provisoire.

Par ailleurs, lundi, un tribunal a déterminé que Vale ne pourrait plus stocker de résidus miniers dans huit de ses barrages. Cette décision implique la fermeture provisoire de la plus grande mine de la compagnie au Minas Gerais, celle de Brucutu, dont la production annuelle est évaluée à 30 millions de tonnes de fer, soit environ 7,5% de la production prévue pour 2019.

Vale a affirmé dans un communiqué que 'tous les barrages (étaient) dotés des licences nécessaires et de certificats de stabilité valides' et a annoncé qu'elle ferait appel, considérant 'sans fondement technique (...) la décision de suspendre leurs opérations'.

/ATS
 

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