Destitution: le chef du Pentagone promet de coopérer avec l'enquête du Congrès

Le ministre américain de la Défense a affirmé qu'il comptait coopérer avec les demandes des ...
Destitution: le chef du Pentagone promet de coopérer avec l'enquête du Congrès

Destitution: le chef du Pentagone promet de coopérer avec l'enquête du Congrès

Photo: KEYSTONE/EPA CNP POOL/RON SACHS / POOL

Le ministre américain de la Défense a affirmé qu'il comptait coopérer avec les demandes des démocrates qui enquêtent pour constituer un dossier de mise en accusation de Donald Trump. Cela malgré l'annonce que la Maison Blanche cessait toute collaboration.

'Nous ferons tout ce que nous pourrons pour coopérer avec le Congrès', a déclaré Mark Esper sur la chaîne CBS.

Les élus démocrates enquêtant au Congrès américain dans le cadre de cette procédure explosive de destitution ont sommé lundi dernier le Pentagone de leur livrer des documents concernant l'affaire ukrainienne, qui a plongé le milliardaire républicain dans la tourmente.

Ils veulent notamment établir dans quelle mesure Donald Trump a fait pression en juillet sur l'Ukraine pour qu'elle enquête sur son rival démocrate Joe Biden, et notamment si le président américain a mis une aide militaire destinée à Kiev dans la balance. Cette enveloppe avait été suspendue durant plusieurs semaines au cours de l'été.

Possibles restrictions

Avant même l'injonction des démocrates, le Pentagone avait publiquement annoncé se préparer à coopérer avec le Congrès sur cette enquête.

Donald Trump affirme que son échange téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 25 juillet, était 'parfait'. Après plusieurs jours d'invectives, la Maison Blanche a officiellement annoncé mardi qu'elle refusait désormais de coopérer à l'enquête 'partisane et anticonstitutionnelle' des démocrates.

Le chef du Pentagone a donc précisé dimanche, sur la chaîne Fox News, que le gouvernement américain et Donald Trump pourraient limiter ce que le Pentagone sera habilité à livrer aux démocrates.

'J'ignore où l'on en est sur la préparation des documents', a-t-il déclaré. 'Je ne sais pas quelles restrictions ils appliqueront en interne'. 'La Maison Blanche a aussi son mot à dire sur la publication des documents', a-t-il ajouté.

/ATS