Filles réfugiées: l'ONU veut surmonter les obstacles à l'éducation

Les filles réfugiées ont deux fois moins de chance d'aller à l'école secondaire que les garçons ...
Filles réfugiées: l'ONU veut surmonter les obstacles à l'éducation

Filles réfugiées: l'ONU veut surmonter les obstacles à l'éducation

Photo: KEYSTONE/ELISABETH REAL

Les filles réfugiées ont deux fois moins de chance d'aller à l'école secondaire que les garçons, selon une étude publiée mercredi, à la veille de la Journée internationale de la femme. L'ONU appelle à surmonter les 'obstacles considérables' dans ce domaine.

Les réfugiés de façon générale bénéficient d'un bien moindre accès à l'enseignement que les autres enfants. Les filles sont particulièrement touchées et un 'effort international' est nécessaire pour 'renverser la tendance', a souligné le responsable du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi.

La moitié des quelque 3,5 millions d'enfants réfugiés dans le monde ne sont pas scolarisés. Le phénomène est particulièrement marqué dans l'enseignement secondaire ou supérieur.

Selon l'étude du HCR, les filles constituent la majorité des enfants réfugiés qui ne sont pas scolarisés. 'Les filles réfugiées sont deux fois moins susceptibles de s'inscrire dans l'enseignement secondaire' que les garçons dans le monde, poursuit cette étude.

Garçons considérés comme prioritaires

Dans certains pays comme le Kenya et l'Ethiopie, le déséquilibre est encore plus flagrant, avec quatre filles réfugiées inscrites dans l'enseignement secondaire contre dix garçons, selon la même source. L'étude souligne que les normes sociales et culturelles font que les garçons sont considérés comme prioritaires par rapport aux filles pour avoir accès à l'éducation.

Les familles de réfugiés se reposent très souvent sur les filles pour effectuer différentes tâches domestiques, comme celle de s'occuper des jeunes frères et soeurs, poursuit l'étude du HCR.

D'autres familles redoutent des actes de harcèlement sexuel. 'Aucune fille ne devrait manquer l'école parce que cette dernière est trop éloignée ou dangereuse. Les filles réfugiées doivent être davantage protégées du harcèlement, des agressions sexuelles ou des enlèvements sur le chemin de l'école', relève le HCR.

L'éducation, rappelle l'étude, permet aux filles de mieux se protéger et d'être moins vulnérables à l'exploitation, à la violence sexuelle, aux grossesses non-désirées ou encore aux mariages de mineurs. 'Si nous persistons à négliger l'éducation des filles réfugiées, il est évident que les conséquences se feront sentir pendant des générations', a mis en garde Filippo Grandi.

/ATS
 

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