Fin de crise en vue entre le MoDem et La République en marche!

Le président du MoDem François Bayrou a annoncé avoir trouvé un projet d'accord 'solide et ...
Fin de crise en vue entre le MoDem et La République en marche!

Fin de crise en vue entre le MoDem et La République en marche!

Photo: Keystone

Le président du MoDem François Bayrou a annoncé avoir trouvé un projet d'accord 'solide et équilibré' avec La République en marche! sur les investitures aux législatives de juin. Un bureau exécutif de son parti y a travaillé pendant des heures vendredi soir.

L'accord doit encore être avalisé par le parti d'Emmanuel Macron samedi, a déclaré aux journalistes François Bayrou à l'issue de la réunion qui a planché sur une liste d'investitures, se montrant optimiste. 'On a fait des pas en avant sur des questions extrêmement importantes pour l'avenir de la majorité'.

'Nous souhaitons, et c'était le cadre de notre accord, qu'il y ait une majorité dont le point d'équilibre soit central, au centre. Et pas une majorité qui se décentrerait d'un côté ou de l'autre', a-t-il ajouté devant la presse.

Selon M. Bayrou, il ne s'agissait pas de répondre 'à des problèmes arithmétiques' mais 'à deux questions essentielles: est-ce qu'il s'agit d'un parti unique ou d'une majorité plurielle? Quel est le point d'équilibre de la majorité? Nous souhaitons qu'il soit au centre, central et pas déséquilibré d'un côté ou de l'autre'.

Du recyclage

Cinq jours après l'élection d'Emmanuel Macron, l'alliance conclue entre son mouvement et le MoDem tanguait sous le poids des critiques des centristes. Ces derniers s'estimaient mal représentés dans les investitures rendues publiques jeudi par la République en Marche! (REM).

Allié du président élu, François Bayrou avait refusé de donner son 'assentiment' à la liste de 428 ié du président élu, François Bayrou avait refusé de donner son 'assentiment' à la liste de 428 candidats, qui concourront sous les couleurs du mouvement les 11 et 18 juin. Parmi ces candidats, 24 étaient des députés sortants, essentiellement des socialistes et soutiens de la première heure d'Emmanuel Macron.

'C'est une opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse', avait dit jeudi soir François Bayrou, dans L'Obs, prévenant qu'il ne 'laisserait pas faire ça'. Selon le président du MoDem, seuls 35 candidats de son mouvement avaient été investis, au lieu des 120 qu'on lui aurait promis lors de la conclusion de l'alliance avec Emmanuel Macron.

'Quand je lui ai apporté mon soutien, (Macron-NDLR) était à 18%', a souligné le maire de Pau. 'Nous l'avons fait élire.'

Marge de manoeuvre

Hostile à tout 'accord d'appareil', Emmanuel Macron, qui souhaite faire de la 'politique autrement', a fait une exception pour le MoDem avec lequel il a conclu une alliance en février.

Mais François Bayrou a indiqué que le travail qui avait alors été effectué avait été 'complètement défait en quelques minutes alors qu'on était arrivés à un équilibre qui ressemble à ce qu'on pourrait trouver aujourd'hui'. 'Heureusement, la raison l'a emporté. Je pense qu'Emmanuel Macron a expliqué à un certain nombre des cadres qui l'entourent que ce n'était pas l'accord que nous avions trouvé.'

Le conseiller en communication de François Hollande à l'Elysée, Gaspard Gantzer, investi jeudi par REM en Bretagne et qui a annoncé vendredi avoir renoncé à cette proposition, a ainsi été remplacé par une MoDem, Laurence Maillart-Méhaignerie.

Dès jeudi soir, l'équipe d'Emmanuel Macron s'était déjà efforcée d'éteindre la polémique, soulignant qu'il restait une marge de manoeuvre.

Appel du pied

L'enjeu est de taille pour le nouveau président, qui est parvenu à être élu en rassemblant au-delà des partis traditionnels et qui doit transformer cette victoire en majorité afin de mettre en oeuvre son programme de réformes.

Le mouvement a laissé provisoirement sans titulaire 148 circonscriptions dans l'espoir notamment de nouveaux ralliements, en particulier d'élus de la droite et du centre, qui pourraient se décider après la nomination d'un Premier ministre issu de leurs rangs.

Un appel du pied qui n'est pas du goût de Christian Jacob, chef de file des députés LR à l'Assemblée nationale, qui a dénoncé une attitude 'déplorable'. 'L'attitude déplorable de sommer des candidats de choisir rapidement et de rejoindre le camp Macron en courant (...), c'est une attitude, passez-moi l'expression, de petit politicard', a-t-il déclaré sur Europe 1.

/ATS
 

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