Heurts au Venezuela, des milliers d'opposants à nouveau dans la rue

Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté jeudi lors d'un défilé hostile ...
Heurts au Venezuela, des milliers d'opposants à nouveau dans la rue

Heurts au Venezuela, des milliers d'opposants à nouveau dans la rue

Photo: Keystone

Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté jeudi lors d'un défilé hostile au président socialiste Nicolas Maduro, dans un climat tendu. Les mobilisations, marquées par des violences ayant fait huit morts, se succèdent depuis trois semaines.

Ces incidents avaient lieu dans l'est de Caracas, où des milliers de personnes tentaient de rejoindre le centre-ville par une autoroute. Certains, masqués, ont lancé des pierres aux policiers qui les repoussaient avec du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc.

Dans la capitale quadrillée par les forces de l'ordre, des forces antiémeute avaient déjà utilisé à la mi-journée des grenades lacrymogènes pour disperser de petits rassemblements d'opposants, ont constaté des journalistes de l'AFP.

'Cela ne va pas nous arrêter'

'Nous étions moins de 100 personnes en train de nous rassembler, ils nous ont lancé des gaz lacrymogènes pour disperser la manifestation alors qu'on ne bloquait même pas la circulation', a raconté un leader étudiant de l'opposition, Hasler Iglesias.

'Cela ne va pas nous arrêter. Nous allons nous regrouper et continuer', a-t-il prévenu. Des groupes d'opposants toujours plus nombreux se réunissaient en divers endroits de Caracas.

Démarrée le 1er avril, la vague de manifestations vise à exiger des élections anticipées pour faire partir le très impopulaire président Maduro. Les violences autour de ces défilés ont déjà fait huit morts en trois semaines, dont trois jeudi, et plus de 500 personnes ont été arrêtées, selon l'ONG Foro Penal.

Le secrétaire-général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé 'que tous les efforts soient faits pour réduire les tensions et empêcher de nouveaux affrontements'. Il a plaidé pour la reprise du dialogue entre gouvernement et opposition.

/ATS