Il est trop tôt pour un sommet avec Pyongyang, estime Moon Jae-in

Il est trop tôt pour envisager un sommet avec la Corée du Nord, a estimé samedi le président ...
Il est trop tôt pour un sommet avec Pyongyang, estime Moon Jae-in

Il est trop tôt pour un sommet avec Pyongyang, estime Moon Jae-in

Photo: Keystone/AP/PETER MORGAN

Il est trop tôt pour envisager un sommet avec la Corée du Nord, a estimé samedi le président sud-coréen Moon Jae-in. Les deux pays se sont pourtant rapprochés à l'occasion des Jeux Olympiques d'hiver à Pyeongchang.

'Il y a de grands espoirs en vue d'un sommet Nord-Sud, mais je crois que c'est un peu précipité', a déclaré le président à des journalistes à Pyeongchang lors d'une visite au centre de presse. 'Il y a un proverbe coréen (sur la précipitation) qui dit 'rechercher de l'eau chaude près du puits'', a-t-il ajouté.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a développé une offensive diplomatique de son régime isolé, à la faveur des JO d'hiver de Pyeongchang. Il y a envoyé sa soeur Kim Yo Jong, première membre de la dynastie régnant au Nord à fouler le sol sud-coréen depuis la fin de la guerre de Corée.

Kim Yo Jong a formellement transmis samedi dernier lors d'une rencontre avec le président sud-coréen Moon Jae-in une invitation à venir à Pyongyang de la part du dirigeant nord-coréen. La délégation nord-coréenne comprenait également le chef de l'Etat Kim Yong Nam, aux fonctions largement honorifiques et le plus haut dignitaire nord-coréen à s'être jamais rendu au Sud, ainsi que des centaines d'athlètes et pom-pom girls.

Selon des analystes, cette offensive de charme vise à perturber les relations entre Séoul et Washington et à affaiblir la détermination de la communauté internationale. A la veille de l'ouverture des JO, Pyongyang avait organisé un défilé militaire pour marquer le 70e anniversaire de son armée, le 8 février au lieu du 25 avril, et exhibé ses missiles balistiques intercontinentaux.

Washington prêt à discuter

Les Etats-Unis se disent prêts au dialogue. Ils sont 'à l'écoute' de signes montrant que la Corée du Nord souhaite des discussions directes sur son programme nucléaire, affirme le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson dans un entretien à la chaîne CBS.

'Mon travail de chef de la diplomatie est de m'assurer que les Nord-Coréens savent que nous gardons nos canaux (de communications) ouverts', dit-il dans l'émission 60 Minutes qui doit être diffusée dimanche.

'Je suis à l'écoute. Je ne renvoie pas beaucoup de messages, parce que nous n'avons rien à leur dire jusqu'ici', explique-t-il, lançant à l'adresse du régime de Pyongyang: 'Donc j'attends que vous me disiez que vous être prêts à discuter'.

/ATS
 

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