Israël Netanyahu et Gantz discutent d'un gouvernement d'union

Le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu et son principal rival Benny Gantz se sont entendus ...
Israël Netanyahu et Gantz discutent d'un gouvernement d'union

Israël Netanyahu et Gantz discutent d'un gouvernement d'union

Photo: KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN

Le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu et son principal rival Benny Gantz se sont entendus lundi soir pour discuter de la formation d'un éventuel gouvernement d'union. Cela après des législatives qui n'ont pas réussi à les départager.

Ni M. Netanyahu, à la tête du parti de droite Likoud, ni Benny Gantz, à la tête du parti centriste Kahol Lavan ('Bleu-blanc'), ne sont en mesure de réunir 61 députés, la majorité absolue au Parlement.

Dans ce scénario, il revient au président israélien Reuven Rivlin de choisir un élu qui aura pour mission de tenter de former le prochain gouvernement. Il prend cette décision après des consultations avec les députés.

Le président Rivlin a plaidé encore lundi pour la formation d'un 'gouvernement d'union', et mené des discussions conjointes en soirée avec MM. Netanyahu et Gantz à sa résidence de Jérusalem.

'La responsabilité de former un gouvernement vous incombe. La population s'attend à ce que vous trouviez une solution (...) même si vous devez en payer le prix d'un point de vue personnel ou idéologique', a déclaré le président à l'issue de cette rencontre à trois.

Discussions dès mardi

Les deux rivaux ont ensuite discuté brièvement ensemble et se sont entendus pour poursuivre les discussions mardi et mercredi, via leur émissaire respectif.

MM. Netanyahu et Gantz 'ont discuté des moyens de faire avancer l'unité d'Israël et ont convenu que les chefs des négociateurs des deux partis se rencontreront demain', selon un communiqué conjoint.

Les négociateurs en chef des deux partis, Yariv Levin pour le Likoud et Yoram Turbowitz pour la liste 'bleu-blanc', doivent se rencontrer dès mardi.

Retour chez Rivlin mercredi

Benjamin Netanyahu et Benny Gantz, qui revendiquent chacun le poste de chef du prochain gouvernement, doivent ensuite retourner mercredi soir à la résidence du président pour faire le point sur l'état de ces négociations de coulisses.

Le président pourrait alors désigner celui qui aura le mandat de former le prochain gouvernement et ainsi suspendre le règne de Benjamin Netanyahu, plus pérenne des Premiers ministres de l'histoire d'Israël avec plus de 13 ans au pouvoir, dont la dernière décennie sans discontinuer.

Question de survie pour Bibi

Soupçonné de 'corruption', 'd'abus de confiance' et de 'malversations', Benjamin Netanyahu, dit 'Bibi, doit être auditionné par la justice début octobre. Il joue sa survie politique dans ces tractations.

Il cherche à obtenir une immunité du Parlement au cas où il serait inculpé, mais cette immunité pourrait être plus difficile à obtenir s'il ne dirige pas le prochain gouvernement.

Les partis arabes pour Ganz

Mais face à lui se dresse aussi la 'Liste unie' des partis arabes. Arrivée en troisième position aux législatives du 17 septembre avec 13 sièges, cette liste a recommandé le centriste Benny Gantz pour le poste de prochain Premier ministre afin de barrer la route à M. Netanyahu.

Les partis arabes accusent entre autres ce dernier d'avoir mené une politique discriminatoire envers la minorité arabe israélienne, qui représente 20% des neuf millions d'habitants du pays. Mais trois représentants de la liste ont annoncé lundi qu'ils ne soutenaient pas cette recommandation.

Ni l'un ni l'autre

De son coté, Avigdor Lieberman, chef de la formation nationaliste laïque Israël Beitenou, considéré comme un 'faiseur de roi' potentiel après avoir remporté 8 sièges, a confirmé qu'il ne recommanderait ni Benjamin Netanyahu ni Benny Gantz.

'Nous ne ferons pas partie du bloc avec les haredim (juifs ultra-orthodoxes) et les messianistes. Nous ne recommanderons pas Netanyahu au président pour cette raison', a déclaré M. Lieberman.

Et 'nous ne pouvons pas recommander Benny Gantz qui envisage un gouvernement soutenu par la liste arabe', a ajouté l'ancien ministre de la Défense. 'Les haredim sont nos adversaires politiques, mais les Arabes sont nos ennemis'.

/ATS
 

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