L'ONU dénonce les attaques contre les civils par les belligérants

Le chef de la mission de l'ONU au Soudan a dénoncé mardi le 'peu de considération' pour les ...
L'ONU dénonce les attaques contre les civils par les belligérants

L'ONU dénonce les attaques contre les civils par les belligérants

Photo: KEYSTONE/AP/Marwan Ali

Le chef de la mission de l'ONU au Soudan a dénoncé mardi le 'peu de considération' pour les civils des belligérants qui attaquent des zones habitées, 'au mépris du droit de la guerre'. Il s'exprimait devant le Conseil de sécurité.

'Les deux parties belligérantes combattent au mépris du droit et des règles de la guerre, attaquant des zones densément peuplées, avec peu de considération pour les civils, pour les hôpitaux ou même pour les véhicules transférant les blessés et les malades', a déclaré Volker Perthes.

Le cessez-le-feu de 72 heures annoncé lundi par les Etats-Unis entre le général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays, et son numéro deux, le général Mohamed Hamdane Daglo, dit 'Hemedti', à la tête des Forces de soutien rapide (FSR), était partiellement respecté mardi à Khartoum.

Dans la capitale, des combats autour de 'lieux stratégiques' ont 'largement continué et parfois même se sont intensifiés', a noté Volker Perthes, qui s'exprimait depuis Port-Soudan, dans l'est du pays, où l'ONU a relocalisé une partie de son personnel.

'Erreur de calcul'

'Il n'y a pour l'instant aucun signe clair que l'un ou l'autre (des deux généraux) est prêt à vraiment négocier, suggérant que les deux pensent qu'une victoire militaire est possible. C'est une erreur de calcul', a-t-il insisté. 'Même si un camp gagne, le Soudan perdra'.

De manière générale, les combats 'ont créé une catastrophe humanitaire dont les civils paient le prix', a commenté le responsable onusien. La représentation suisse au Conseil de sécurité a également souligné le 'lourd prix que paient les civils dans l'actuelle spirale de violences'. Elle a sur Twitter appelé les deux parties à respecter le cessez-le-feu et à faciliter l'accès à l'aide humanitaire.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, décrivant 'dix jours de violence et de chaos déchirants', a lui répété sa crainte d'une propagation du conflit à toute la région. 'Les sept pays frontaliers du Soudan ont tous été impliqués lors de la dernière décennie dans des conflits ou des troubles civils importants', a-t-il noté.

'La lutte de pouvoir au Soudan ne menace pas seulement l'avenir du pays. Elle allume une étincelle qui pourrait exploser au-delà des frontières, causant d'immenses souffrances pour des années, et faisant reculer le développement de décennies', a insisté Antonio Guterres.

/ATS
 

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