L'ex-footballeur George Weah favori de la présidentielle libérienne

Les quelque 2,1 millions d'électeurs libériens sont appelés mardi à se rendre aux urnes pour ...
L'ex-footballeur George Weah favori de la présidentielle libérienne

L'ex-footballeur George Weah favori de la présidentielle libérienne

Photo: Keystone/EPA/AHMED JALLANZO

Les quelque 2,1 millions d'électeurs libériens sont appelés mardi à se rendre aux urnes pour élire leur président. Le second tour de l'élection oppose le vice-président sortant, Joseph Boakai, à l'ancien footballeur George Weah, donné pour favori.

Après des semaines d'imbroglio juridique, né de la contestation des résultats du premier tour du 10 octobre, les urnes vont enfin désigner le successeur d'Ellen Johnson Sirleaf. Les bureaux de vote seront ouverts de 09h00 à 19h00. Les premiers résultats sont attendus quelques jours plus tard.

Initialement prévu le 7 novembre, le second tour avait été suspendu in extremis par la cour suprême à la suite de recours du candidat arrivé troisième le 10 octobre, Charles Brumskine (9,6%), appuyé par M. Boakai (28,8%), qui avait dénoncé des 'fraudes et des irrégularités'. George Weah avait quant à lui viré en tête avec 38,4% des voix.

Deux échecs pour Weah

La star du PSG et du Milan AC dans les années 1990, âgée de 51 ans, part favori après être arrivé en tête au premier tour dans 11 provinces sur 15. Il bénéficie du ralliement du sénateur et ancien chef de milice Prince Johnson (8,2%) et du parti de Charles Brumskine.

Il affirme avoir tiré les leçons de ses deux échecs face au 'ticket' présidentiel Sirleaf-Boakai, comme candidat à la présidence en 2005, puis à la vice-présidence en 2011.

Il s'est fait élire en 2014 sénateur de la province de Montserrado, la plus peuplée du pays. Il a choisi comme colistière Jewel Howard-Taylor, ex-femme de l'ancien chef de milice puis président (1997-2003) Charles Taylor et influente sénatrice de Bong, autre important réservoir de voix.

Mme Sirleaf, seule femme à avoir été élue chef d'Etat en Afrique, ne pouvait plus se représenter. Elle cédera le 22 janvier le pouvoir à son successeur, élu pour six ans. Ce scrutin marquera ainsi la première transition démocratique depuis trois générations dans ce pays ravagé par une guerre civile ayant fait quelque 250'000 morts entre 1989 et 2003.

/ATS
 

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