La justice birmane maintient les poursuites contre des journalistes de Reuters

En dépit des pressions internationales, la justice birmane a maintenu mercredi les poursuites ...
La justice birmane maintient les poursuites contre des journalistes de Reuters

La justice birmane maintient les poursuites contre des journalistes de Reuters

Photo: KEYSTONE/EPA/LYNN BO BO

En dépit des pressions internationales, la justice birmane a maintenu mercredi les poursuites contre deux journalistes de Reuters. Emprisonnés, ils sont accusés d''atteinte au secret d'Etat' pour avoir enquêté sur un massacre de Rohingyas.

'Le tribunal a décidé de rejeter la demande de la défense de relâcher les accusés', a annoncé le juge Ye Lwin, devant un salle d'audience pleine de diplomates et journalistes, dont l'AFP. 'Après avoir entendu les témoins (à charge), le tribunal ne trouve pas leurs témoignages dépourvus de fondement', a ajouté le juge, balayant l'argumentation de la défense.

Wa Lone, qui a eu 32 ans mercredi, et Kyaw Soe Oo, 27 ans, sont accusés par la police de détention de documents classifiés portant sur des opérations des forces de sécurité dans l'ouest du pays, en Etat Rakhine. Mis en examen pour atteinte au 'secret d'Etat' lors de leur enquête, ils sont maintenus en prison et risquent 14 ans de prison.

L'avocate Amal Clooney, épouse de l'acteur américain George Clooney, a rejoint la défense des deux journalistes birmans. Mais elle n'était pas à l'audience mercredi. Les audiences doivent reprendre le 20 avril, avec la suite des auditions.

Sept militaires condamnés

Mardi, sept militaires ont été condamnés en Birmanie à dix ans de prison pour un massacre de musulmans rohingyas, a annoncé l'armée. Ces condamnations se rapportent au meurtre dans le village de Inn Dinn, documenté justement par les deux journalistes de l'agence Reuters.

L'armée reconnaît ainsi que des militaires ont commis des exécutions 'extrajudiciaires' dans cette affaire. Elle n'a pas pour autant concédé que cela faisait partie d'un plan plus vaste de nettoyage ethnique comme l'en accuse l'ONU.

/ATS
 

Actualités suivantes