Le Portugal élargit les restrictions de circulation

Les restrictions à la circulation et le couvre-feu déjà en vigueur dans les régions du Portugal ...
Le Portugal élargit les restrictions de circulation

Le Portugal élargit les restrictions de circulation

Photo: KEYSTONE/AP/Armando Franca

Les restrictions à la circulation et le couvre-feu déjà en vigueur dans les régions du Portugal les plus touchées par la pandémie de coronavirus seront prolongées ce week-end. Elles seront élargies à la quasi-totalité du pays, a annoncé jeudi le Premier ministre.

'Nous devrons probablement adopter des mesures plus sévères à partir de la semaine prochaine', a déclaré Antonio Costa à la presse. Le Portugal avait enregistré mercredi un record de 10'027 nouvelles contaminations en 24 heures.

Concrètement, un couvre-feu sera en vigueur samedi et dimanche à partir de 13h00 dans la grande majorité des municipalités du pays. Les habitants concernés ne pourront pas quitter leur commune de résidence sans raison valable.

En état d'urgence sanitaire depuis le 9 novembre, le Portugal avait allégé ses restrictions pendant la période de Noël, avant de les resserrer pour le Nouvel An. Il se voit désormais confronté à un nombre de nouveaux cas quotidiens qui a quasiment doublé en deux semaines.

Après le record de la veille, le nombre de nouvelles contaminations était presque aussi élevé jeudi, avec 9927 cas. Et, avec 95 décès supplémentaires, le nombre total de morts avoisinait les 7500, toujours selon le bilan quotidien des autorités sanitaires. 'Les chiffres nous poussent à être très prudents pendant le week-end', a souligné M. Costa.

'Enorme pression'

La veille, sa ministre de la Santé, Marta Temido, avait reconnu que les hôpitaux de ce pays de 10 millions d'habitants subissaient une 'énorme pression', avec plus de 3000 personnes hopitalisées, dont plus de 500 étaient prises en charge par des services de réanimation.

A l'hôpital Santa Maria de Lisbonne, un des deux plus grands du pays, l'accueil des patients Covid se faisait jeudi dans un préfabriqué, situé en face du chantier de construction d'une nouvelle unité de soins intensifs qui doit voir le jour en avril.

'La pression est importante mais notre limite (de capacité, ndlr) n'a pas été atteinte car elle est variable', a expliqué à l'AFP le docteur Luis Pinheiro, directeur clinique de cet hôpital universitaire. Mais, a-t-il ajouté peu avant la publication du bilan de jeudi, 'si la pandémie continue à évoluer au niveau de ce que nous avons vu hier (mercredi), avec 10'000 nouveaux cas ou des chiffres proches de cela, cette pression va continuer à augmenter'.

/ATS