Le confinement au défi de la survie au jour le jour

Le confinement ne va pas de soi dans les pays les plus pauvres, notamment en Afrique subsaharienne ...
Le confinement au défi de la survie au jour le jour

Le confinement au défi de la survie au jour le jour

Photo: KEYSTONE/AP

Le confinement ne va pas de soi dans les pays les plus pauvres, notamment en Afrique subsaharienne. Les restrictions de déplacement compromettent les moyens de subsistance de populations qui vivent souvent au jour le jour.

A Lagos, capitale économique du Nigeria et ville la plus peuplée du continent, les autorités se contentent pour le moment de fermer écoles, lieux publics, bars et marchés non alimentaires et de dispenser des conseils de rester chez soi. Mais les règles élémentaires de 'distanciation sociale' s'avèrent problématiques.

'D'ici lundi, mardi, dans quelques jours, tout le monde va ressortir de chez lui et faire ce qu'il à faire pour survivre', prédit Rotimi Oyedepo, vendeur de produits chimiques qui a dû fermer son échoppe sur ordre de la police.

Et dans un quartier déshérité de Johannesburg, la police sud-africaine a tiré samedi des balles en caoutchouc pour disperser plusieurs centaines de personnes qui se pressaient devant un commerce en violation du confinement.

Ferveur religieuse

La ferveur religieuse complique également l'application de strictes mesures sanitaires. Si le pape François a célébré vendredi une prière seul au balcon d'une place Saint-Pierre déserte, une première historique, dans le monde musulman, les appels à la prudence sont inégalement respectés.

L'Iran, officiellement quatrième pays le plus touché avec plus de 2500 morts, a fermé ses principaux lieux de pèlerinage et suspendu les prières publiques. En revanche, les mosquées ont connu l'affluence vendredi au Pakistan et en Afghanistan voisins, ainsi qu'en Indonésie.

Au Brésil, la justice a annulé vendredi un décret du président Jair Bolsonaro qui exemptait les églises, les temples religieux et bureaux de loterie des mesures de quarantaine imposées dans certains États, considérant ces services comme essentiels, au même titre que ceux des pharmacies ou des supermarchés.

'L'accès aux églises, aux temples religieux et aux loteries encourage les attroupements et la circulation des personnes', a fait valoir le juge.

/ATS
 

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