Le gouvernement discute d'une trêve avec Boko Haram

Le gouvernement nigérian a entamé des discussions avec Boko Haram en vue d'un éventuel cessez-le-feu ...
Le gouvernement discute d'une trêve avec Boko Haram

Le gouvernement discute d'une trêve avec Boko Haram

Photo: KEYSTONE/EPA/STR

Le gouvernement nigérian a entamé des discussions avec Boko Haram en vue d'un éventuel cessez-le-feu, a indiqué dimanche le ministre nigérian de l'information. Elles interviennent après la libération d'une centaine d'écolières enlevées par le groupe djihadiste.

'Ce que peu de gens savent, c'est que nous discutons depuis un certain temps avec les insurgés en vue d'une cessation des hostilités plus large', a écrit Lai Mohammed dans un communiqué adressé à l'agence de presse Reuters. Les ravisseurs des écolières n'ont pas expliqué les raisons de leur libération mercredi. Les autorités nigérianes ont nié de leur côté tout versement de rançon.

La plupart des écolières ont été ramenées dimanche à leurs familles. Vêtues de longs hijabs traditionnels, les 105 jeunes filles sont arrivées en début d'après-midi à bord de cinq bus escortés par l'armée à Dapchi, dans l'Etat de Yobe, où elles ont pu retrouver leurs parents après trois jours auprès des autorités à Abuja.

Le groupe avait atterri dans la matinée à Maiduguri, capitale de l'Etat voisin du Borno, avant de prendre la route en direction de leur ville natale.

Elles ont été aussitôt conduites à l'internat pour jeunes filles - le lieu de leur enlèvement - où les attendaient leurs familles pour une cérémonie officielle en présence de plusieurs hauts responsables politiques nigérians, dont des sénateurs.

Cinq décès et une captive

Au total, 105 des 111 étudiantes enlevées le 19 février dernier dans leur pensionnat ont été déposées 'sur la route' par leurs ravisseurs, selon les termes du gouvernement. Cinq jeunes filles sont mortes au moment de la prise d'otages, vraisemblablement dans les camions qui les transportaient vers leur lieu de détention.

L'une d'entre elles, une chrétienne, est toujours entre les mains des insurgés, ayant refusé de se convertir à l'islam, selon les témoignages de ses camarades. Les captives auraient été gardées sur des îles du lac Tchad, zone contrôlée par la faction reconnue par le groupe Etat islamique à qui Boko Haram a prêté allégeance en 2015.

Boko Haram mène depuis près de dix ans une insurrection meurtrière dans le nord-est du Nigeria. Le groupe a été affaibli ces dernières années par une offensive militaire de grande ampleur mais le président nigérian Muhammadu Buhari, au pouvoir depuis 2015, n'a pas pu tenir jusqu'ici sa promesse électorale de mettre fin aux violences.

/ATS
 

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