Le pape demande à la Suisse de « désamorcer les conflits »

Le pape François a demandé à la Suisse de contribuer à 'désamorcer les conflits' dans le monde ...
Le pape demande à la Suisse de « désamorcer les conflits »

Le pape demande à la Suisse de

Photo: KEYSTONE/EPA KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Le pape François a demandé à la Suisse de contribuer à 'désamorcer les conflits' dans le monde par son expertise sur le dialogue. Après avoir abordé la question des réfugiés avec le Saint-Père, Alain Berset a relevé le rôle suisse mais que ce pays 'ne peut agir seul'.

'C'était un moment très fort et très détendu', a dit jeudi en fin de matinée devant la presse à Genève le président de la Confédération après sa discussion d'une trentaine de minutes. 'Nous avons beaucoup ri', a-t-il ajouté en saluant une 'personnalité impressionnante'.

Mais les entretiens ont porté sur des questions très sérieuses, du dialogue pour la paix à l'aide humanitaire en passant par les droits de l'homme ou le développement durable. 'Faites-ce que vous savez faire', a dit le pape à M. Berset.

Il a appelé la Suisse à oeuvrer 'pour désamorcer les conflits' par le dialogue. 'J'ai senti que le pape connaît bien Genève' et son rôle pour le multilatéralisme, a ajouté le président de la Confédération.

Réfugiés rohingyas birmans

Interrogé sur une éventuelle annonce de réinstallation de migrants après le bateau interdit de débarquement récemment par l'Italie, le président a relevé que la Suisse a une responsabilité sur les réfugiés. Mais elle ne peut 'être seule' et il souhaite que la réflexion européenne sur ces questions soit menée.

'Il est important de mettre les êtres humains au centre' des discussions migratoires, selon M. Berset. Le président et le pape ont discuté aussi de leurs visites auprès de camps de réfugiés rohingyas au Bangladesh qui ont fui les violences en Birmanie.

M. Berset n'a pas souhaité commenter la comparaison établie par le Saint-Père le week-end dernier entre l'avortement et certaines pratiques nazies dont il a dit ne pas avoir pris connaissance. 'Nous avons une sensibilité différente entre ce que peut dire le pape et la politique de la Suisse', a-t-il toutefois affirmé.

Il estime que la situation sur cette question en Suisse est 'stable' après un 'long débat' qui a garanti les droits de tous les acteurs. Avant le discours attendu du pape au Conseil oecuménique des Eglises (COE), M. Berset a encore relevé que le dialogue interreligieux est 'important'.

/ATS
 

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