Les Ouzbeks aux urnes pour élire leur président

Les Ouzbeks se rendent aux urnes dimanche pour une élection présidentielle dont le président ...
Les Ouzbeks aux urnes pour élire leur président

Les Ouzbeks aux urnes pour élire leur président

Photo: Keystone

Les Ouzbeks se rendent aux urnes dimanche pour une élection présidentielle dont le président par intérim Chavkat Mirzioïev est le favori. Ce scrutin survient trois mois après la mort d'Islam Karimov qui a dirigé l'Ouzbékistan pendant un quart de siècle.

Dans ce pays d'Asie centrale de 30 millions d'habitants, les quelque 9300 bureaux de vote fermeront à 16h00 (heure en Suisse). Selon la Commission électorale centrale, près de 72% des électeurs s'étaient déplacés à 14h00 (heure en Suisse).

Il s'agit de la première élection organisée en Ouzbékistan depuis la disparition d'Islam Karimov, mort en septembre d'une hémorragie cérébrale à 78 ans. Il avait dirigé le pays d'une main de fer pendant 27 ans.

Pour autant, ce scrutin ne devrait pas être différent de ceux organisés sous son règne, assurent les analystes. Ils rappellent que l'Ouzbékistan n'a jamais connu depuis son indépendance d'élections jugées libres par les observateurs internationaux.

Nommé président par intérim quelques jours après le décès de Karimov, Chavkat Mirzioïev, 59 ans, fait figure de grand favori pour remporter un mandat présidentiel de cinq ans. Il est le candidat du Parti libéral-démocrate, dont était issu Islam Karimov lors de la dernière élection présidentielle en 2015.

Quatre candidats

Face à lui, trois candidats se présentent: Khatamjan Ketmonov, du Parti démocratique populaire, Narimon Oumarov et Sarvar Otamouratov, tous deux issus du Parti démocratique social.

Allié de longue date d'Islam Karimov, Chavkat Mirzioïev a été Premier ministre de 2003 à 2016. Lors de sa nomination au poste de président par intérim, il a été considéré comme le garant d'une certaine continuité avec la politique rigide de l'ancien dirigeant.

Réformer l'économie du pays

Mais depuis son arrivée, Chavkat Mirzioïev a multiplié les signes d'assouplissement. Il a gracié un célèbre prisonnier politique et affirmé vouloir réformer l'économie du pays, entièrement placée sous contrôle de l'Etat.

Considéré comme prorusse, Chavkat Mirzioïev a rencontré en septembre le président russe Vladimir Poutine lorsque celui-ci s'est recueilli sur la tombe d'Islam Karimov. Le chef du Kremlin lui avait alors assuré qu'il pouvait compter sur la Russie 'comme sur (ses) amis les plus loyaux'.

/ATS


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