Les sociaux-démocrates donnés vainqueurs des législatives roumaines

Le Parti social-démocrate (PSD) était crédité d'une large victoire dimanche soir aux élections ...
Les sociaux-démocrates donnés vainqueurs des législatives roumaines

Les sociaux-démocrates donnés vainqueurs des législatives roumaines

Photo: Keystone

Le Parti social-démocrate (PSD) était crédité d'une large victoire dimanche soir aux élections législatives en Roumanie. Il avait pourtant dû quitter pouvoir sous la pression de la rue il y a un an après un dramatique incendie dans une boîte de nuit de Bucarest.

Selon de premières estimations diffusées à la fermeture des bureaux de vote à 21h00 (20h00 suisses), le PSD était crédité de 45% des suffrages. Il devançait de quinze points les forces du centre-droit - le Parti national libéral (PNL) et une nouvelle formaiton, l'Union sauvez la Roumanie (USR).

Le PSD est soutenu par un solide socle électoral rural et âgé. Selon les analystes, il a tiré profit d'une campagne qui l'a vu multiplier les promesses portant sur de fortes hausses des salaires et des retraites, dans ce pays où la pauvreté touche un habitant sur quatre.

Grogne contre la corruption

Ses principaux adversaires de centre droit ne sont en revanche pas parvenus à capitaliser sur le mouvement de grogne contre la corruption qui avait acculé le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta à la démission.

Le PNL et l'USR recueillent respectivement 21 et 9% des voix, d'après les premiers sondages à la sortie des bureaux de vote, soit un net recul par rapport aux sondages réalisés avant le scrutin.

Le PSD devrait quant à lui pouvoir compter sur le soutien du petit parti libéral Alde, qui, selon les premières estimations, parviendrait à atteindre les 5% nécessaires pour entrer au parlement.

Faible participation

M. Ponta avait dû renoncer à ses fonctions après l'incendie survenu dans une boîte de nuit de la capitale roumaine, le Colectiv, qui avait fait 64 morts le 30 octobre 2015. La Roumanie est depuis administrée par un gouvernement de technocrates dirigé par l'ancien commissaire européen Dacian Ciolos et soutenu par le centre droit.

Le drame, survenu dans un établissement qui s'était affranchi du respect de toutes les normes de sécurité, a été jugé symptomatique de la corruption endémique qui gangrène ce pays.

Sur fond d'apathie et de discrédit de la classe politique, le taux de participation n'a été que d'environ 40% dimanche, d'après les premières estimations.

/ATS


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