Nouvelles protestations à l'appel du chef de l'opposition

Des dizaines de millliers de personnes ont à nouveau manifesté mercredi à Erevan à l'appel ...
Nouvelles protestations à l'appel du chef de l'opposition

Nouvelles protestations à l'appel du chef de l'opposition

Photo: KEYSTONE/EPA PHOTOLURE NEWS AGENCY/HAYK BAGHDASARYAN

Des dizaines de millliers de personnes ont à nouveau manifesté mercredi à Erevan à l'appel de l'opposant Nikol Pachinian aux cris de 'Nikol, notre premier ministre !'. L'opposant réclame des autorités une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.

Face à la reprise de la contestation, des centaines des policiers et des forces anti-émeutes, ainsi que plusieurs véhicules blindés ont été déployés au centre-ville. La police n'est pas intervenue, en soulignant dans un communiqué 'ne pas avoir le droit de soutenir telle ou telle partie'.

Dans la soirée, la place de la république, au coeur de la capitale arménienne, était de nouveau pleine à craquer, les manifestants brandissant des drapeaux arméniens et scandant 'Victoire !'.

Une importante manifestation de protestation a aussi eu lieu à Vanadzor, 3e plus grande ville du pays, selon des images des TV.

Pachinian un peu court

Le bloc d'opposition Yelk a annoncé avoir décidé de proposer la candidature de Nikol Pachinian comme premier ministre, un poste doté de pouvoirs renforcés dans ce pays du Caucase du Sud face à un président aux fonctions essentiellement honorifiques.

Une fois que sa candidature sera soumise au vote au parlement, M. Pachinian aura besoin de 53 voix pour être élu. Il ne peut compter actuellement que sur le soutien de 40 députés, selon un responsable de ce bloc, Edmon Maroukian.

Pour sa part, le parti républicain de Serge Sarkissian, l'ex-premier ministre qui a démissionné lundi, dont fait aussi partie le premier ministre par intérim Karen Karapetian, disposait jusqu'ici de 65 sièges au Parlement sur 105 avec son proche allié, la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA). Cette dernière a cependant annoncé mercredi quitter la coalition au pouvoir.

Ainsi, même après la scission de la FRA, le parti républicain avec ses 58 sièges a toutes les chances de faire élire de nouveau son candidat, une option rejetée par Nikol Pachinian.

Appel au compromis

'Le parti républicain doit partir... Tous les républicains doivent reconnaître la victoire du peuple...', a lancé M. Pachinian, alors qu'il défilait à Erevan à la tête des milliers de ses partisans.

L'opposant a aussi jugé 'inacceptable' qu'un représentant de ce parti reste premier ministre par intérim jusqu'à l'organisation d'élections anticipées.

De son côté, le président arménien Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec son prédécesseur) a appelé toutes les parties au dialogue, en espérant qu'un compromis puisse être trouvé.

/ATS
 

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