Les Américains votent, le monde attend inquiet

Les Américains ont commencé à voter mardi. L'heure du choix entre la démocrate Hillary Clinton ...
Les Américains votent, le monde attend inquiet

Les Américains votent, le monde attend inquiet

Photo: Keystone

Les Américains ont commencé à voter mardi. L'heure du choix entre la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump a sonné et le monde attend inquiet.

Dès 06h00 locales (12h00 suisses), les électeurs avaient pu commencer à déposer leurs bulletins dans les urnes de neuf Etats: Connecticut, Indiana, Kentucky, Maine, New Hampshire, New Jersey, New York, Vermont et Virginie.

Dans le hameau de Clifton en Virginie, des électeurs ont fait la queue dans le froid dès 05h30 pour pouvoir aller voter avant le travail. La file d'attente sortait d'une Eglise presbytérienne jusque dans la rue. Quelque 150 personnes attendaient à l'ouverture, soit plus que le responsable du bureau de vote disait avoir jamais vu.

A 07h00, les bureaux ont ouvert dans plusieurs autres Etats de l'Est américain dont la Floride, terrain de bataille décisif pour l'issue du scrutin.

'J'ai voté Hillary parce que ce pays a besoin 'd'une femme qui porte la culotte'', confiait en espagnol Leonor Perez, 74 ans, dans le quartier à majorité cubaine de Hialeah, à Miami. 'Trump? Ce vieux est fou', lançait-elle. L'électorat hispanique pourrait faire basculer l'élection en Floride.

Clinton et Trump ont voté

Mme Clinton, 69 ans, en tête dans les sondages, entend diriger dans la continuité de Barack Obama. Dans les dernières heures de sa campagne lundi, elle a appelé au rassemblement au-delà des partis et encouragé les électeurs à choisir sa vision d'une 'Amérique pleine d'espérance, accueillante et généreuse'.

Elle a voté mardi peu après 08h00 du matin dans une école près de son domicile de Chappaqua, dans l'Etat de New York. Son colistier Tim Kaine et le vice-président Joe Biden ont également rempli leur devoir de citoyen de bon matin.

M. Trump, 70 ans, drapé dans la cape de l'outsider, espère lui créer la surprise d'un 'Brexit puissance trois', référence au vote surprise des Britanniques pour sortir de l'Union européenne. Achevant sa campagne un peu après 01h00 du matin, sans stars ni paillettes, il a promis de rassembler le pays derrière des frontières sûres et de faire de 'l'Amérique la priorité'.

Le candidat républicain a voté peu après 11h00 dans un bureau de vote de Manhattan. Il y a été accueilli par un mélange d'applaudissements et de huées.

'Spéculations gratuites'

La campagne a été longue et pénible. Elle a atteint des niveaux d'incivilité et d'insultes jamais vus auparavant. Dans un récent sondage, 82% des Américains s'en sont dits dégoûtés. Et à l'étranger, la campagne présidentielle de la première puissance mondiale a été parfois suivie avec sidération et inquiétude.

La coordinatrice de la mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour la présidentielle américaine, Christine Muttonen, a d'ailleurs déploré mardi les propos du candidat républicain Donald Trump sur un éventuel trucage de l'élection présidentielle américaine. Elle les qualifie de 'spéculations gratuites'.

/ATS


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