Puigdemont interpelle l'UE: « Allez-vous continuer à aider Rajoy »?

Le président catalan destitué Carles Puigdemont a critiqué mardi l'UE pour son soutien au 'coup ...
Puigdemont interpelle l'UE: « Allez-vous continuer à aider Rajoy »?

Puigdemont interpelle l'UE:

Photo: KEYSTONE/AP/GEERT VANDEN WIJNGAERT

Le président catalan destitué Carles Puigdemont a critiqué mardi l'UE pour son soutien au 'coup d'Etat' intenté selon lui par le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy contre sa région. 'Allez-vous continuer à aider Rajoy?', a-t-il dit aux autorités européennes.

'Accepterez-vous le résultat du vote des Catalans ?', a-t-il ajouté à l'intention des présidents de la Commission et du Parlement européens lors d'une réunion avec des maires catalans à Bruxelles.

Il s'agissait de sa première prise de parole en public depuis la décision dimanche de la justice belge de le mettre en liberté sous conditions. Lui et quatre de ses anciens ministres-conseillers, également exilés en Belgique depuis une semaine, sont visés par un mandat d'arrêt européen émis par la justice espagnole, que la justice belge doit encore examiner sur le fond.

Mardi, les cinq dirigeants étaient les invités d'honneur d'une réunion organisée à Bruxelles à l'occasion de la venue de 200 maires indépendantistes catalans, qui souhaitaient interpeller l'UE. Ils ont manifesté dans la journée au pied des institutions de l'UE.

Devant ces élus qui l'ont vivement applaudi, Carles Puigdemont a dépeint la Catalogne comme 'le seul territoire de l'Europe où il y a cette anomalie démocratique' d'un parlement régional élu par le peuple auquel il est ensuite interdit d'exercer son pouvoir.

'MM. Juncker et Tajani (présidents de la Commission et du Parlement, ndlr), c'est celle-là l'Europe que vous avez envie de construire (...) avec un pays qui met des dirigeants en prison ?', a-t-il dit en allusion à l'Espagne. 'C'est ça l'Europe que vous voulez nous proposer ?', a-t-il ajouté.

M. Puigdemont a aussi estimé que les valeurs de l'Europe étaient défendues bien plus par 'ceux qui ont protégé les urnes' lors du référendum interdit du 1er octobre dernier 'que par la police' accusée d'avoir violemment réprimé des manifestations.

/ATS
 

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