Rapatriement d'un orphelin ukrainien transféré en Russie

Kiev et Moscou ont annoncé vendredi un accord pour le rapatriement d'un orphelin ukrainien ...
Rapatriement d'un orphelin ukrainien transféré en Russie

Rapatriement d'un orphelin ukrainien transféré en Russie

Photo: KEYSTONE/EPA/STRINGER

Kiev et Moscou ont annoncé vendredi un accord pour le rapatriement d'un orphelin ukrainien de 17 ans, transféré en Russie depuis la ville ukrainienne de Marioupol après son occupation par l'armée russe, à l'issue d'un siège sanglant.

Cette annonce intervient à la suite de l'appel à l'aide que cet adolescent avait adressé au président Volodymyr Zelensky. 'Je vous demande, Volodymyr Oleksandrovytch, de m'aider à retourner chez moi', avait-il dit dans une courte vidéo publiée par son avocate ukrainienne sur les réseaux sociaux.

'Bogdan Iermokhine sera bientôt en Ukraine', a annoncé vendredi sur Telegram le commissaire aux droits de l'Homme du Parlement ukrainien, Dmytro Loubinets, faisant état d'un 'accord' sur son rapatriement.

La commissaire russe à l'enfance, Maria Lvova-Belova, a déclaré sur Telegram que les deux pays s'étaient entendus pour que le jeune homme retrouve sa cousine, sa tutrice légale en Ukraine, 'dans un pays tiers', le jour de son 18ème anniversaire le 19 novembre.

Bogdan Iermokhine habitait à Marioupol, grande ville industrielle du sud-est de l'Ukraine et, selon des médias, y recevait une formation dans le secteur de la métallurgie au moment de l'invasion russe en février 2022.

Avec un groupe de mineurs ukrainiens de Marioupol, il a d'abord été transféré à Donetsk, capitale régionale sous contrôle russe, puis dans la région de Moscou, selon le site ukrainien Graty. Les autorités russes lui ont délivré le passeport de ce pays, comme à de très nombreux Ukrainiens de zones occupées.

Intercepté vers la frontière bélarusse

Selon Graty, Bogdan Iermokhine a récemment été convoqué par l'armée russe pour préparer ses documents militaires, pratique courante en Russie où tout jeune homme peut être appelé au service militaire à partir de 18 ans. En mars, il a tenté de fuir la Russie pour regagner l'Ukraine avant d'être interpellé par les forces de l'ordre russes près de la frontière bélarusse.

Mme Lvova-Belova a affirmé qu'il avait à un moment souhaité rester en Russie avant de changer d'avis.

Le président russe Vladimir Poutine et Mme Lvova-Belova sont accusés par la Cour Pénale Internationale (CPI) de crime de guerre pour la 'déportation illégale' de milliers d'enfants ukrainiens. Ces accusations sont fermement rejetées par Moscou.

/ATS
 

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