Second tour entre le sortant et le chef de l'opposition au Mali

Le second tour de la présidentielle au Mali opposera le 12 août le président sortant, Ibrahim ...
Second tour entre le sortant et le chef de l'opposition au Mali

Second tour entre le sortant et le chef de l'opposition au Mali

Photo: KEYSTONE/EPA/MOHAMED MESSARA

Le second tour de la présidentielle au Mali opposera le 12 août le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, au chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé. Le ministre de l'Administration territoriale l'a annoncé jeudi soir à la télévision publique ORTM.

Au premier tour, M. Keïta, 73 ans, est arrivé en tête avec 41,42% des voix. Comme il y a cinq ans, il retrouvera au second tour Soumaïla Cissé, qui a recueilli 17,80%, selon les résultats officiels provisoires portant sur l'ensemble des suffrages, a précisé le ministre. La participation a été de 43,06%.

L'homme d'affaires Aliou Diallo arrive en troisième position avec 7,95% des suffrages et l'ancien chef de gouvernement de transition, Cheick Modibo Diarra (avril-décembre 2012), complète le quatuor de tête avec 7,46%.

Au total, les électeurs de ce vaste pays d'Afrique de l'Ouest étaient appelés à choisir entre 24 candidats lors d'un scrutin clé pour l'ensemble du Sahel. Les huit millions d'électeurs inscrits étaient invités à se rendre dimanche dans l'un des bureaux de vote ouverts à travers le pays sur fond de recrudescence des violences ethniques et islamistes.

Quelque 700 bureaux de vote sur 23'000, principalement dans le nord et le centre du pays, n'ont pas pu ouvrir dimanche en raison d'incidents violents. Le scrutin s'est 'déroulé dans le calme' sur le reste du territoire, selon la mission d'observation de l'Union européenne.

Paix attendue

La communauté internationale attend du vainqueur une relance de l'accord de paix signé en 2015 par le camp gouvernemental et l'ex-rébellion à dominante touareg, dont l'application accumule les retards. Malgré cet accord, les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

/ATS
 

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